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A Lubumbashi (République démocratique du Congo)

Enquête participative et séminaire à Lubumbashi (RDC), 2004-2006

Le contexte

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La RDC, dès la colonisation et depuis son indépendance en 1960, a été convoitée pour son sous-sol exceptionnellement riche. L’exploitation de nombreux minerais (plus particulièrement cuivre, cobalt, manganèse, diamant, radium…) a permis un certain développement et une activité industrielle importante, plus particulièrement dans la capitale économique qu’est Lubumbashi dans la province du sud, le Katanga. En avril 2003, faisant suite à une guerre d’occupation dans l’Est du pays qui a provoqué une véritable catastrophe humanitaire (3 millions de morts), la RDC a signé – sous l’égide de l’ONU – des accords qui visent à instaurer la démocratie dans le cadre d’une Constitution de transition devant préparer des élections prévues début 2006.

Aujourd’hui le pays doit faire face aux conséquences de la guerre récente et à l’instabilité de la région des Grands lacs : récession économique, pauvreté et chômage. Il est aussi confronté aux effets de dizaines d’années d’enrichissement personnel de dirigeants et à une corruption qui a gagné toutes les couches de la société.

Dans ce contexte, le rôle des organisations de la société civile est loin d’être négligeable. Bien au contraire : une certaine vacance de l’Etat les a mises au premier plan dans de nombreuses situations, notamment dans la gestion des services publics et la construction d’un processus démocratique de lutte contre la pauvreté.

Le projet

Les partenaires de la région Afrique ont proposé Lubumbashi, deuxième ville de ce grand pays politiquement déstructuré, regorgeant à la fois de ressources naturelles et de populations pauvres, pour la tenue d’un séminaire. La situation y est en effet emblématique des efforts de la société civile qui s’organise– non sans risques de dérives et d’ambiguïtés – pour faire face à un vide politique et institutionnel. Celle-ci ne doit pas se substituer aux politiques, mais reconstruire avec eux les institutions et contribuer à les faire fonctionner, chacun des acteurs (pouvoirs publics d’une part et société civile d’autre part) assumant sa part de responsabilité.

Partant très concrètement de l’exemple de Lubumbashi, une enquête participative a été menée en 2006 pour y définir les contours de la société civile et les défis posés par ses rapports avec les responsables politiques aux différents niveaux. Cette étape préalable visait à dégager les conditions d’exercice de la responsabilité des différentes parties.
En 2007 a eu lieu un atelier de restitution des résultats de l’enquête et de recherche de pistes d’action. La dimension régionale a permis d’élargir la réflexion à d’autres pays du continent.

Etapes

LUBUMBASHI
Relations entre la société civile et les pouvoirs publics

Renforcement du rapport entre la société civile et les pouvoirs publics, condition de la lutte contre la pauvreté et de la construction de processus démocratique

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8-12 mars 2004 : mission préparatoire
Lieu : Lubumbashi
Participants DCLI : B. Huger, C. Roque et S. Regazzoni
Objectifs :
- se rappeler les objectifs des deux projets du Centre Lebret dans leur ensemble (c’est-à-dire "Société civile et pouvoir publics" et "Développement et Dialogue des civilisations")
- voir les objectifs de l’atelier ou du séminaire à tenir à Lubumbashi,
- les étapes de la préparation, contenu, participants ; actes publics, etc.
- le financement
- calendrier et partage des tâches

janvier à fin mars 2006 : enquête participative JPEG
Lieu : Lubumbashi
Menée par l’Observatoire du changement urbain de l’Université de Lubumbashi, après plusieurs mois de préparation en partenariat avec l’équipe du centre Lebret-Irfed.
Objectifs : connaître la réalité, telle que vécue par les populations et les acteurs de terrain, des rapports entre la société civile et les pouvoirs publics, condition de la lutte contre la pauvreté et de la construction de processus démocratique.

13-18 mars 2006 : 2ème mission de terrain
Lieu : Lubumbashi
Participants DCLI : C. Roque
Objectifs :
- prendre connaissance de l’état d’avancement du dépouillement de l’enquête, de son contenu exploitable dans l’atelier, éventuellement de renforcer l’exploitation de l’un ou l’autre aspect apparaissant essentiel et déficitaire.
- lancer la préparation de l’atelier.

25-30 septembre 2006 : 3ème mission de terrain
Lieu : Lubumbashi
Participants DCLI : B. Huger et C. Roque
Objectifs :
- appui à la création du comité de coordination locale
- définir clairement les étapes du travail à réaliser lors de l’atelier

JPEG 5-7 juillet 2007 : atelier international
Lieu : Lubumbashi
150 participants (population lushoise, pouvoirs publics locaux, C. Roque, L. Razafimbelo, B. Huger, I. Duquesne)
Thème :

Les relations entre la société civile et les pouvoirs publics : l’accès à l’eau potable à Lubumbashi

Atelier international co-organisé par le maire de la ville de Lubumbashi, l’observatoire du changement urbain de l’Unilu, un comité ad-hoc de forces vives de la société civile locale et le centre Développement et Civilisations – Lebret-Irfed.

Rapport d’atelier

Un atelier sur les « rapports entre la société civile et les pouvoirs publics » s’est déroulé en juillet 2007 à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo. Le centre Développement et Civilisations – Lebret-Irfed l’a organisé en partenariat avec le Maire de Lubumbashi, M. Floribert Kaseba, l’Université de Lubumbashi et un Comité de coordination sur place qui regroupait quelques représentants d’ONG locales. Les partenaires ont décidé de consacrer l’atelier à la question de l’accès à l’eau potable, urgence parmi les urgences. Même si, ainsi que le disait un des participants, « Ici, tout est prioritaire ».

Outre les partenaires lushois, deux autres membres du réseau régional africain Lebret-Irfed, Carlos Roque du Mozambique et Lily Razafimbelo de Madagascar, y ont participé, ainsi que Bernadette Huger et Isabelle Duquesne, de Développement et Civilisations – Lebret-Irfed à Paris.

Carlos Roque, impliqué dans la formation d’acteurs de la société civile en Afrique australe, a joué un rôle très actif depuis 2004, au cours des étapes préparatoires de cet atelier. Son accompagnement méthodologique a été déterminant, notamment dans la phase du dépouillement de l’enquête préalable et de la rédaction du rapport d’enquête, et, finalement, dans le montage et la réalisation de l’atelier.

L’apport de Lily Razafimbelo a été très important : outre sa participation aux différents groupes de travail, elle a pu partager son expérience de mise en place d’actions concertées, à Madagascar, entre société civile, pouvoirs publics et entreprises privées, sur des questions similaires touchant au développement local.

L’atelier a réuni plus de 160 personnes, provenant de la société civile et des pouvoirs publics. Il a commencé par une restitution aux participants des résultats de l’enquête réalisée en 2006, qui furent unanimement avalisés par l’assemblée. Une large place fut ensuite laissée aux travaux de groupe pour l’élaboration de consensus sur l’identification et la hiérarchisation des problèmes de développement, ainsi que la proposition de solutions et le pointage des responsabilités incombant aux différents acteurs concernés (société civile, pouvoirs publics et régie des eaux).
A l’issue des trois jours de travail, les participants ont décidé de créer une plate-forme « accès à l’eau potable », constituée de représentants des pouvoirs publics, politiques et administratifs, d’ONG et organisations de base de la société civile, de personnel de la régie des eaux, et de chercheurs de l’Université, au moment-même où la Banque mondiale s’apprête à financer un grand projet « eau » à Lubumbashi. Les participants envisagent d’appliquer une démarche participative similaire pour aborder les autres questions de développement que la population vit comme prioritaires.

Un rapport préliminaire est disponible en version numérique. Il reprend les principaux points abordés, les conclusions opérationnelles, et surtout la démarche méthodologique de participation de la population et des organisations de la société civile aux décisions concernant le développement local, et le renforcement d’un espace de relations de coopération avec les autorités publiques.

Voir rapport joint à cet article (à télécharger)

Documents joints

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