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En Asie du Sud-Est

Ateliers et séminaires à Mumbaï (Inde), janv. 2004, et à Bangalore (Inde), août 2005

Voir aussi articles de développement et civilisations
Avril 07, n°352 - Dialogue des cultures et des religions : L’engagement du bouddhisme en Thaïlande. Parichart Suwanbubbha
Novembre 04, n°328 - L’hégémonisme, obstacle majeur au dialogue des civilisations. Chandra Muzaffar
Avril 04, n°323 - Au delà du "choc des civilisations" : une humanité commune à redécouvrir. Rama Mani


Contexte

Dans les discours politiques contemporains, l’argument du « fondamentalisme religieux », associé à celui de « terrorisme » est devenu une justification courante des excès commis en vue de consolider l’autorité et le pouvoir de certains dirigeants. Ces fondamentalismes, qu’ils soient issus du judaïsme, du confucianisme, de l’islam, du bouddhisme, du christianisme ou du sikhisme, se servent de la foi des gens pour les manipuler et arriver à leur fins politiques envisagées.

En Inde par exemple, l’émergence du groupe religieux fondamentaliste Hindutva se sert de la religion hindouiste pour asseoir un discours nationaliste, ultra conservateur et générateur de violents conflits contre les musulmans, chrétiens, sikhs et tout autres groupes religieux dans le pays.

JPEG Les forces Hindutva n’ont malgré tout pas réussi à imposer une religion d’Etat, ce qui distingue l’Inde de ses voisins d’Asie du Sud dans lesquels la religion dominante bénéficie d’un statut largement privilégié aux dépens des autres religions coexistantes. Ainsi, du Pakistan, au Sri Lanka, du Bangladesh au Cachemire, la violence est régulièrement attisée au nom de l’une ou l’autre de ces religions dominantes et d’un chauvinisme qui lui est directement associé.

Spiritualités et identités

(Forum Social Mondial de Mumbaï, janvier 2004)

JPEG Le dialogue islamo-chrétien sur le sous-développement n’est pas un sujet optionnel, il est nécessaire, car au-delà des difficultés il concerne sans aucun doute l’avenir de notre planète. La montée des fondamentalismes musulman et chrétien ainsi qu’hindouiste et bouddhiste rend ce dialogue difficile, et de plus en plus urgent. De nombreux pays font l’expérience de tensions qui prennent la forme de conflits plus ou moins aigus ou latents entre les populations chrétiennes et musulmanes. Le discours religieux qui accompagne souvent ces conflits peut quelquefois cacher des déséquilibres sociaux, culturels ou économiques sous-jacents. Ces situations font que le dialogue est urgent et nécessaire car ces populations sont profondément marquées par le manque de ressources et de perspectives d’avenir (par exemple : les sans terre, les sans abris, les chômeurs et les travailleurs non qualifiés).

Les spiritualités, dans leur diversité, sont inhérentes à l’héritage humain et sont fondamentales dans le dialogue entre les civilisations. Aucune, seule, ne peut offrir toutes les potentialités. Chacun a besoin du contact (de la relation) avec les autres pour s’enrichir. Cela est possible est possible quand on essaye pas de créer une hiérarchie dans les différences spirituelles et culturelles, quand le pouvoir n’est pas un but, mais que le dialogue est fondé sur des principes/bases égaux.La recherche d’alternatives doit-être une entreprise comme pour toute l’humanité. Elle devrait être enracinée dans le dialogue inter-religieux, dans la riche tradition de la pensée éthique au sein des communautés de foi.

Elle serait aussi un processus de recherche pluridisciplinaire et d’approche interculturelle. Dans ce cadre, l’atelier se concentre sur les obstacles au dialogue et les façons de faire qui le favorise.

Organisateurs

L’atelier a été organisé par les associations AREDS (Inde), Centre international lebret-Irfed (Suisse-France) et BRES (France).

Pour accédez aux contributions des intervenants de l’atelier cliquez ici. (Les contributions sont en anglais).

Fondamentalisme religieux et mondialisation

JPEG Après avoir co-organisé un atelier au Forum social mondial de Mumbai en janvier 2004 sur le thème « Spiritualités et identités : quels obstacles au dialogue des civilisations ? » et en lien avec le séminaire qui s’est déroulé à Beyrouth en octobre 2003 sur le thème « Dialogue des civilisations et développement des peuples », un séminaire régional s’est tenu à Bangalore en août 2005. Il a porté sur le thème "Fondamentalisme religieux et mondialisation" et s’est construit autour des sous-thèmes suivants :
  • Fondamentalisme religieux et mondialisation en Inde
  • Vivre ensemble dans la diversité : identité et pluralisme
  • Renforcement de la société civile : action politique et réseau

La majorité des 25 participants représentait des organisations indiennes de secteurs sociaux, croyances et situations géographiques différentes. Les participants issus d’autres pays (Népal, Cambodge, Sri Lanka, Liban, France) ont également fait part de leurs réflexions sur ce thème.

Une conférence publique a été organisée en fin de séminaire, afin de faire connaître les résultats des discussions à un public plus large.

Les actes du séminaire ont fait l’objet d’une publication en anglais et en tamoul. Ainsi que certaines contributions des intervenants, ils peuvent être consultés sur demande.

Le communiqué de presse est disponible ici.

Montée des fondamentalisme religieux et vivre-ensemble

Ateliers préparatoires

rapport de l’atelier participatif "Montée du fondamentalisme islamique et vivre-ensemble", Paris, mars 2008

rapport de l’atelier participatif "La montée des fondamentalismes et l’impact sur le vivre-ensemble", Bruxelles, septembre 2008

Ateliers lors du Forum AEPF 7 (octobre 2008 à Pékin)

rapport de l’atelier "Montée des extrémismes religieux : impacts et réponses"

Voir aussi : Le forum populaire Asie-Europe.


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