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Une terre pour nourrir tous les hommes

Développement et civilisations, n°397 septembre 2011

par Louis Pilard(1).

Sommaire :

Éditorial

par Louis Pilard

Produire plus et autrement !

Une terre pour nourrir tous les hommes. Le titre est beau, mais parait utopique à l’heure où l’on continue de souffrir de la faim. Où des maladies associées à la malnutrition tuent quelques millions d’enfants chaque année. L’urgence est évidente : augmenter la production agricole. La phrase est simple, mais comme le fil de la pelote, si on tire dessus, « tout vient » : l’eau facteur limitant, car les réserves sont surexploitées, le changement climatique dont les effets négatifs vont se faire sentir là où l’agriculture est déjà peu productive, les pollutions dont les effets sont plus graves dans les pays les plus pauvres, la surexploitation des réserves halieutiques, de l’eau fossile, etc. Il ne faut plus opposer agriculture et environnement. Production agricole et protection de l’environnement doivent être intégrées afin que les écosystèmes continuent à fournir gratuitement divers services indispensables à la petite agriculture. Il ne faut pas seulement produire plus de denrées alimentaires, il faut aussi les produire autrement, si l’on veut intégrer les écosystèmes dans notre vision du futur, si l’on veut offrir un avenir aux petits paysans qui ne disposent pas de technologie ni de moyens financiers pour se mettre à l’abri des fluctuations des cours… Produire autrement en privilégiant les exploitations petites et moyennes de type familial, celles qui font vivre 70% des paysans de la planète.

Une terre pour nourrir tous les hommes

par Louis Pilard

L’agriculture a pour but de nourrir l’humanité. Or, à ce jour, environ un milliard de personnes continuent de souffrir de malnutrition. La solution réside-t-elle dans l’exploitation de nouvelles terres cultivables ? Dans de nouvelles techniques qui rendraient cette agriculture plus productive ? Dans la modification des habitudes de consommation (des plus riches) ? Y a-t-il une autre solution ?

Louis Pilard expose ici deux scénarios d’une évolution possible de l’agriculture mondiale si la production doit couvrir les besoins alimentaires. Où l’on apprendra qu’en plus des deux facteurs évidents que sont la production de denrées et les besoins alimentaires, l’équation paysanne mondiale comporte encore d’autres facteurs. Équation compliquée mais pas impossible à résoudre.

Voilà 10 000 ans, l’être humain a compris qu’il ne pouvait se contenter de ce que la nature lui offrait, mais qu’il devait agir sur elle pour obtenir ce dont il avait besoin : l’agriculture est née dans différentes parties du monde. Les populations se fixaient dans les lieux les plus propices à l’agriculture et à l’élevage, se sédentarisaient peu à peu. Le lien à la terre se modifiait.

Une quête incessante de l’humanité

On comprend que la quête de nourriture a, pour une large part, contribué à façonner notre monde. Cette quête n’est pas achevée ! En ce début de 21ème siècle, la croissance démographique, la sous-nutrition rendent indispensable d’accroître les ressources alimentaires et de les répartir avec plus de justice pour que tous disposent d’une alimentation suffisante en quantité et en qualité.

C’est un choix fondé sur l’idée que tout être humain doit disposer de la nourriture nécessaire pour être en bonne santé, se développer selon ses aspirations et participer à la vie de sa communauté, pour se réaliser dans toutes ses dimensions.

Simultanément, nous prenons conscience que les ressources de la planète ne sont pas illimitées, la pression démographique reste forte ; les surfaces agricoles sont limitées. Les rendements agricoles progressent lentement. Surtout, l’intensification excessive des productions agricoles est grande consommatrice d’énergie, source de pollutions lourdes et contribue, de ce fait, à une dégradation rapide de l’environnement, de la qualité de l’eau, ainsi qu’aux changements climatiques (bien qu’elle n’en soit pas la seule cause).

Compte tenu de ce que l’on sait aujourd’hui, les projections font apparaître qu’en 2050 notre terre portera environ 9 milliards d’humains, au lieu de 7, fin 2011. La faim touche encore plus d’un milliard de personnes. Les surfaces agricoles ne sont pas extensibles dans de grandes proportions et l’intensification de la production a atteint des limites insupportables dans de nombreuses régions. Les ressources énergétiques fossiles s’épuisent, comme l’eau et les minéraux. C’est dans ces perspectives que nous aurons à assurer l’équilibre entre les ressources et les besoins alimentaires. Certes, il ne s’agit pas de revenir à une agriculture nostalgique, il s’agit de tirer plus de ressources de surfaces limitées sans dégrader l’environnement.

Nourrir tous les hommes est possible

En 1800, la terre portait un milliard d’humains. Malthus affirmait qu’elle ne pourrait les nourrir tous. Les progrès techniques et scientifiques ont permis de démentir en grande partie ce pronostic. Aujourd’hui, les économistes, les agronomes considèrent que l’on peut permettre à tous les humains de manger assez.

Des études prospectives conduites par différents organismes(2) confirment ce point de vue et montrent que des voies différentes sont possibles, découlant de choix techniques différents, mais aussi de choix politiques et donc d’une vision de l’homme et de la société. Élaboré par le CIRAD(3) et l’INRA(4) à partir notamment des travaux du Millennium Ecosystem Assessment ou MEA (Evaluation des écosystèmes pour le millénaire), et de Michel Griffon(5), le dossier Agrimonde(6) présente deux scénarios (Agrimonde GO et Agrimonde 1) qui sont développés jusqu’en 2050 pour chacune des six grandes régions du monde : Afrique subsaharienne, Amérique latine, Asie, Maghreb, Moyen-Orient, pays de l’OCDE, Russie et pays ex-soviétiques. Les capacités de chacune de ces régions à répondre aux besoins de ses populations sont évaluées pour chaque scénario.

Ces scénarios sont construits à partir des données observées depuis 1961 dans près de 150 pays par des organismes internationaux dont l’ONU, la FAO, le MEA, en matière d’évolution des surfaces agricoles, des rendements et des populations. Sans prétendre atteindre à une vérité absolue, ils présentent l’avantage de mettre en évidence les liens entre production agricole, environnement, territoires, alimentation et santé. Ils invitent à une recherche pour chaque pays et chaque région. Retenons-en les traits essentiels.

Le scénario tendanciel libéral : Agrimonde GO

Ce scénario se fonde sur un choix clair : poursuivre la tendance actuelle de la production agricole. Dans ce contexte, la croissance du Produit intérieur brut est nécessaire pour assurer emploi et alimentation à une population de 9 milliards d’êtres humains.

Les conséquences sont aisées à identifier : Le développement et les échanges internationaux se renforcent mutuellement. Les progrès techniques sont très rapides ; La demande d’énergie fossile augmente fortement. Les préoccupations environnementales et comportementales ne sont pas prioritaires. Les modes de consommation alimentaires s’inscrivent dans la tendance actuelle, faisant une part croissante aux produits animaux carnés.

En un mot, les systèmes agricoles et alimentaires s’industrialisent et se concentrent.

Le scénario régulé : Agrimonde 1

La satisfaction des besoins alimen-taires mondiaux repose sur : la capacité à développer dans toutes les régions du monde des systèmes de production diversifiés reposant sur les principes de l’intensification écologique adaptés aux conditions écologiques, économiques et sociales de chaque pays ; la capacité à faire évoluer les consommations alimentaires grâce à une plus grande solvabilité des populations pauvres fondée sur un développement économique local, grâce à une réduction des inégalités et grâce à un changement des comporte-ments nutritionnels.

Ce scénario Agrimonde 1 s’inspire de la « Révolution doublement verte », thèse proposée par M. Griffon. Cette révolution vise à augmenter les rendements de manière naturelle en utilisant au maximum les fonctionnalités écologiques et biologiques des éco-systèmes. Elle repose sur cinq volets : Les approches écologiques de la fertilité fondées sur l’intensification du cycle de la matière organique en augmentant la part de biomasse dégradable dans le sol et la recherche génétique apte à améliorer la capacité de plantes alimentaires à fixer l’azote atmosphérique. La gestion de l’eau en la conservant dans le sol et en réserves. La gestion intégrée des grands cycles biogéochimiques comme le cycle du carbone ou celui de l’azote, en développant les moyens de séquestrer le carbone dans le sol. La lutte intégrée contre les maladies et les rongeurs en jouant sur les inter-relations entre hôtes et pathogènes. L’utilisation de la biodiversité nécessaire à la durabilité des écosystèmes.

Ces orientations nécessitent de très importants investissements en recherche et un développement massif d’une véritable ingénierie écologique. Et la conjonction de plusieurs crises (telles que le changement climatique, les émeutes de la faim de 2008, la crise énergétique qui s’est traduite par une hausse brutale des cours du pétrole et autres matières premières, la spéculation sur les prix agricoles, la crise financière de 2011), place la question alimentaire et agricole aux premiers rangs des priorités.

Le scénario Agrimonde 1, fondé sur l’option d’intensification écologique, est plus qu’un choix technique. Il repose aussi sur des options sociales et spatiales, distinguant un modèle « ségrégationniste » dont l’objectif est d’intensifier les systèmes de production tout en protégeant les espaces naturels, et le modèle « intégrationniste » qui combine les fonctions écologiques et productives sur un même territoire.

Agrimonde 1 se démarque pourtant de la « Révolution doublement verte » en envisageant d’autres hypothèses de rupture, particulièrement les ruptures dans les comportements alimentaires ; mais celles-ci sont-elles réalistes ?

A certains égards, il s’agit d’une révolution au quotidien, dans les modes alimentaires mais aussi dans la manière d’organiser les repas. Elle repose sur une puissante prise de conscience des consommateurs, nourrie par une éducation et une information soutenue. Il est nécessaire d’expliquer et de convaincre, pour éviter que les circonstances n’imposent le changement.

Des scénarios dans un monde incertain(7)

Les deux scénarios d’Agrimonde nous disent que l’équilibre entre besoins alimentaires et production agricole peut être atteint en 2050 par deux chemins différents (parmi d’autres). Ils ne disent pas qu’il le sera. Dans les deux cas, l’équilibre ne peut être atteint que dans la durée. Agrimonde GO se situe dans la tendance actuelle fondée sur une intensification de la production accrue grâce aux progrès technologiques et sur le jeu des libres marchés mondiaux basé sur un fort développement du commerce inter-national. Agrimonde 1 se fonde sur la prise en compte des écosystèmes et la limitation de la consommation de protéines animales. Les deux scénarios dépendent également de décisions et d’évènements externes aux systèmes agroalimentaires dont l’incertitude est à prendre en compte par les politiques agricoles et alimentaires de tout pays qui veut préserver un minimum de souveraineté alimentaire et d’autonomie.

Néanmoins, il est vrai que les progrès de la science et de l’agronomie ont montré depuis deux siècles que Malthus s’était trompé. Les progrès actuels autorisent à croire que l’on peut encore améliorer la production et la qualité alimentaire, mais l’expérience montre que la science ne maîtrise pas tout et justifie une prudence nécessaire. Surtout, le savoir n’est pas également partagé entre tous les pays ; il est de moins en moins maîtrisé par les gouvernements ; en effet, les firmes ou les pays qui le détiennent l’accaparent pour en faire une source de profits ou une arme politique par le biais de licences ou de brevets.

Les choix politiques à venir seront déterminants pour le maintien d’un libre-échange organisé par les instances internationales telles que l’OMC(8). Les multinationales ont acquis un poids prépondérant dans l’organisation de la production alimentaire au détriment des organisations professionnelles agricoles et la reprise en main par les gouvernements d’un nécessaire régulation des marchés. L’enjeu est énorme : la question alimentaire devient objet de discussion dans les plus hautes instances mondiales : ONU, G20, OMC ; la reconnaissance d’un droit universel à l’alimentation est objet de débat. Dans les deux scénarios d’Agrimonde, le marché reste le moteur de l’évolution.

Chaque État mène sa politique propre. Or, chaque gouvernement est lié à une priorité permanente, quelle que soit son idéologie : nourrir sa population au prix le plus bas, quelle que soit l’origine des produits alimentaires. Le principe de l’avantage compétitif, qui inspire le commerce mondial, répond à cet objectif en spécialisant les pays au détriment de leurs cultures vivrières traditionnelles et en standardisant les habitudes alimentaires.

La crise financière met en évidence la globalisation des activités humaines : les détenteurs de capitaux « arbitrent » leurs investissements selon le profit attendu. Les prix des produits agricoles, considérés comme des matières premières deviennent objet de spéculation et sont très volatiles. Le temps financier est sans lien avec le temps agricole. La régulation des marchés agricoles est en grande partie liée à la régulation des marchés financiers qui peine à se mettre en place. Enfin, les choix alimentaires sont ceux du consommateur en fonction de ses revenus, de son niveau de vie, de ses traditions, de sa culture. C’est dire que la diversité des choix est une caractéristique de la demande alimentaire.

Orientations pour l’avenir

Ces incertitudes justifient, selon nous, quatre orientations essentielles pour l’avenir.

Les choix agricoles et alimentaires deviennent l’affaire de toute la société. La prise de conscience du rôle fondamental de l’agriculture dans l’évolution de la planète, la gestion de l’espace, la vie des territoires renforce la nécessité d’associer tous les acteurs à la définition des politiques agricoles et alimentaires. Ainsi, ces choix sont-ils appelés à devenir des ferments de la démocratie.

Valoriser toutes les terres aptes à produire : la nécessité d’accroître la production conjuguée avec la raréfaction de l’énergie et l’augmentation de ses prix, justifie d’exploiter, en respectant les écosystèmes, toutes les terres aptes à produire, en modernisant les techniques agronomiques. Notre planète comprend encore plus d’un milliard et demi d’exploitations agricoles aux mains de paysans, souvent pauvres, mais possédant le goût de l’agriculture, un savoir faire et une expérience. Mais ils manquent de formation et de moyens financiers.

Favoriser l’émergence de solidarités entre les agricultures. Les agricultures des pays développés utilisent des ressources (énergies, matières premières, aliments du bétail) fournies par des pays en développement qui sacrifient leur production agricole. Par exemple, l’élevage breton dit hors-sol consomme des surfaces agricoles de pays du Sud pour nourrir son bétail. L’élevage intensif des pays du Nord pousse ainsi à l’intensification des terres du Sud, au détriment des agricultures locales. Une meilleure coopération devrait favoriser un meilleur équilibre.

L’exploitation familiale, à taille humaine, doit rester la base de l’agriculture. Soutenue par des organisations coopératives efficaces, elles peuvent assurer un revenu décent pour les agriculteurs et une utilisation raisonnable des sols tout en animant la vie des territoires.

Une terre pour tous

La globalisation, considérée comme un fait, ne peut nous empêcher de garder les pieds sur terre. Autant il est nécessaire de prendre conscience (à l’aide des scénarios Agrimonde) et de comprendre que les choix de l’agriculteur comme ceux du consommateur sont dépendants d’évènements et de décisions lointaines, autant il est vital d’admettre que leur champ d’action se trouve là où ils vivent.

Ce choix pour une « démocratie de l’alimentaire » se fonde, finalement, sur des « principes et des perspectives d’une économie humaine ». Louis- Joseph Lebret et Jean-Marie Gatheron énonçaient dès 1943(9) des critères toujours actuels. Ils soulignaient que la monoculture, accompagnée de l’exode rural, était source d’appauvrissement pour un peuple et affirmaient que les besoins primaires, dont la nourriture, devaient être satisfaits sur un espace restreint, « à portée d’homme ».

Des signaux annoncent que de nombreux acteurs prennent conscience de la nécessité de changer. Des chercheurs, des agriculteurs, des consommateurs expérimentent des voies nouvelles. Des réseaux se mettent en place pour partager les enseignements de ces expériences. Le Réseau international Développement et Civilisations, dont fait partie BRES, est l’un de ces réseaux qui permet le partage d’informations, d’expériences. Des collectivités locales mettent en place de nouvelles organisations alimentaires dans leurs restaurants.

Le chemin est encore long pour atteindre le seuil critique. Il est nécessaire de faire prendre en compte ce que l’on sait aujourd’hui pour que les pays en développement expéri-mentent des voies différentes pour moderniser leurs agricultures et que les agricultures développées partagent autant leur savoir que leurs produits.

Louis Pilard

Libre propos

Quelle agriculture et quels agriculteurs face au défi alimentaire et écologique ?

La question du fondement de la survie de l’homme n’a jamais été aussi importante, au niveau politique et social, que ces dernières années. L’émergence, en 2007-2008, de la crise alimentaire, qui s’aggrave aujourd’hui, a attiré l’attention sur ce droit premier en même temps qu’elle ouvrait la voie à la multiplication des crises financières, économiques et politiques engendrées par un modèle de développement incompatible avec les exigences sociales et les contraintes écologiques et climatiques.

Si l’on se préoccupe du problème alimentaire, on continue à négliger l’agriculture et les agriculteurs ; or c’est d’eux que dépend l’alimentation. Il est aujourd’hui nécessaire d’investir dans le secteur primaire en garantissant une présence massive, vitale et digne des producteurs qui travaillent dans les divers territoires ruraux. Les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, dont les connaissances et les pratiques permettent d’atténuer les changements climatiques et de s’adapter à sa variabilité croissante, ont la capacité d’alimenter le marché local, à condition d’être mis à l’abri de la concurrence des aliments produits anonymement et sources de malnutrition.

Ce sont ces producteurs qui peuvent garantir que l’intensification des pratiques agricoles, dont tout le monde met l’urgence en avant, répondra aux défis alimentaires du futur. Ils peuvent le faire en se servant de leurs savoirs et de leurs multiples modalités agroécologiques qui ne cessent de gagner en qualité et en reconnaissance partout dans le monde, en intensifiant les services écologiques générés, mais aussi garantis, par leurs pratiques. Et donc, sans l’avancée du front de défrichement agricole au-delà du soutenable ou l’augmentation des apports chimiques ou des technologies, inconciliables avec les équilibres environnementaux et productifs.

Luca Colombo
Coordinateur de FIRAB (Fondation de recherche pour l’agriculture biodynamique et biologique, Italie)

www.firab.it

Contact : l.colombo@firad.it

BRES - Bretagne Espérance et Solidarité

BRES - Bretagne Espérance et Solidarité - est une association créée en 1980 sous l’impulsion de Paul Houée.
Son objectif est d’aider à comprendre les évolutons de la Bretagne dans son environnement européen et mondial et de proposer des pistes pour un développement humain, solidaire et durable en terre bretonne, selon la pensée de Louis-Joseph Lebret, BRES organise des rencontres soulignant l’actualité de cette pensée face aux questions que soulèvent le développement humain, la mondialisation, l’avenir des territoires et la démocratie de proximité, les changements de nos modes de vie, notamment dans le domaine agricole et alimentaire, très présent en Bretagne.En 2011, près de 100 personnes ont participé à une journée sur l’avenir de l’agriculture bretonne avec des témoignages d’agriculteurs et un débat avec des responsables politiques et professionnels.

BRES a publié 3 cahiers disponibles sur la question agricole et alimentaire.

Antenne de " Développement et Civilisations Lebret-IRFED ", BRES se situe comme un espace de rencontre , de dialogue entre des acteurs attentifs aux germes de solidarité annonciateurs d’un " développement de tout l’homme et de tous les hommes ". Il bénéficie de la mise en perspective d’acteurs engagés en divers mouvements locaux ou régionaux, et de témoins du réseau Lebret aux quatre coins du monde.

Contact : bretagneesperancesolidarite@laposte.net

Pour aller plus loin…

Le CFSI a publié une charte ouverte à toute signature sur le thème d’une agriculture familiale durable au service d’une alimentation pour tous.

www.cfsi.asso.fr/upload/Char…

L’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) a publié une étude : Nourrir la planète, le pari des "agro-écosystèmes". Il s’agit de concilier des objectifs sociaux et environnementaux pour améliorer les écosystème et changer les règles du jeu de la sécurité alimentaire mondiale.

www.iwmi.cgiar.org/Topics/Ec…

Notes

[1] - ingénieur en agriculture, ancien directeur de caisses régionales du Crédit agricole. Membre de BRES (Bretagne Espérance et Solidarité) et administrateur des Semaines sociales de Bretagne. Contact : louispilard@wanadoo.fr.

[2] - Tels que Millenium Ecosystem Assessment, INRA, CIRAD, Michel Griffon, etc.

[3] - Centre de coopération internationale en recherche agronomique, France

[4] - Institut national de recherche agronomique, France

[5] - Michel Griffon, ancien directeur scientifique du CIRAD, aujourd’hui directeur général adjoint de l’agence nationale de la recherche scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial, membre de plusieurs comités, il bénéficie de la double compétence d’ingénieur agronome et d’économiste (source :CNRS).

[6] - Les recherches, afin d’évaluer différentes voies qui conduiraient, en 2050, à un équilibre entre les ressources et les besoins alimentaires au niveau mondial et pour chacune des six grandes régions du monde, ont abouti à un rapport : Agrimonde

[7] - Voir les cahiers de BRES. Le n°1 (avril 2010) Le défi alimentaire mondial.Le n°2 (septembre 2010) Choix alimentaire et diversité des agricultures.Le n°3 (novembre 2010) Le défi alimentaire mondial : inventer des chemins nouveaux.

[8] - Organisation mondiale du commerce

[9] - LEBRET, Louis-Joseph, GATHERON, J-M., Principes et perspectives d’une économie humaine, Ecully, Economie et Humanisme, S.D., 139p


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