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Les pêcheurs face à la mondialisation : solidaires par-delà les océans

Foi et développement, n°262, mars-avril 1998

par John Kurien

Confrontés aux bouleversements dévastateurs de la mondialisation et aux mutations profondes qu’elle entraîne, nombre de communautés humaines, de groupes socio-professionnels ont perdu leurs repères. Le désarroi s’est emparé des esprits. L’avenir paraît bouché. Les experts de tous bords répètent à l’unisson que seul le retour de la croissance permettra de sortir du marasme planétaire.

Dans ce climat délétère, pourtant, il arrive que des groupes humains réagissent et prennent la mesure des défis qu’impose ce contexte inédit. Des communautés de pêcheurs d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine sont de ceux-là. Il y a un peu plus de dix ans, elles découvraient avec stupeur qu’un raz-de-marée ultralibéral s’apprêtait à engloutir leur mode de vie fondé sur le respect et l’équilibre de la nature. Des chalutiers industriels étrangers aux capacités énormes commençaient à écumer leurs eaux, à piller leurs ressources biologiques, à violer leurs droits et à mettre à mal l’environnement marin.

C’est que depuis quelques années le poisson est devenu un enjeu énorme pour les multinationales de l’alimentation avides de satisfaire une demande croissante des consommateurs des pays riches. Comme ce poisson se fait rare dans les eaux de l’hémisphère nord, saccagées au nom du profit, les prédateurs décident de se tourner sans scrupules vers celles du Sud. Au risque de priver des populations entières des protéines indispensables à leur survie.

Face à une mondialisation qui ne portait pas encore ce nom à l’époque, les pêcheurs artisans du Sud prennent dès 1984 l’initiative de convoquer, à Rome, leurs homologues du Nord et recherchent avec eux les moyens de réagir. Une dynamique va ainsi voir le jour à l’échelle de la planète. Elle aboutira, en 1997, à la constitution, en Inde, d’une organisation de solidarité internationale dont l’un des objectifs est de proposer des alternatives crédibles aux politiques suicidaires des multinationales et de certaines instances internationales.

John Kurien, économiste indien, vice-président du Comité de recherche de la FAO sur la pêche, a été un témoin et un acteur privilégié de cette histoire exemplaire. Après une approche « sudiste » du phénomène de mondialisation, il retrace ici les grandes étapes qui ont conduit les pêcheurs de Rome à New Delhi.

Louis-Joseph Lebret, ayant découvert lui aussi la grande misère des familles côtières gravement touchées par la crise économique des années 30, consacra son énergie à en analyser les causes*. Il proposa des réformes et mit en relief la dimension internationale de ces problèmes. Cela le conduisit à promouvoir l’idée d’une « économie humaine » et « d’un développement global harmonisé ».

Il aura fallu plus d’un demi-siècle pour que son rêve devienne réalité et que les communautés de pêcheurs retrouvent de nouveau l’espoir

François Bellec

* La grande angoisse de nos familles côtières, L.-J. Lebret, 1937, Secrétariat social maritime Saint-Malo. * Les professions maritimes à la recherche du bien commun, L.-J. Lebret, 1939, Ed. Dunod.

L’activité économique mondiale s’est profondément transformée au cours des dernières décennies. La libéralisation du commerce international des biens et services et des transactions financières, la production de biens et services des entreprises multinationales, la modernisation accélérée des technologies et leur diffusion à l’échelle de la planète caractérisent aujourd’hui la nouvelle dynamique du développement économique.

C’est cette recrudescence de l’activité économique internationale que la plupart des gens appellent mondialisation. Les transformations révolutionnaires des techniques de communication et de transport qui accompagnent ces changements contribueraient, affirme-t-on, à la construction « d’un monde unique à partir de plusieurs nations ». Selon cette thèse, la société mondiale devrait dynamiser le marché intérieur et guider les décisions politiques et économiques des Etats-nations.

UN PROCESSUS ANCIEN

En réalité, la transnationalisation de la vie économique n’est pas propre à cette fin de siècle. Elle remonte à l’apparition du capitalisme et à son expansion géographique. La mondialisation n’est donc pas un phénomène nouveau. C’est le nouveau nom d’un processus ancien qui a connu différents cycles depuis le quinzième siècle. De tout temps, il n’a concerné que certaines régions géographiques et une partie restreinte de la population.

Ce qui arrive aujourd’hui, n’est pas très différent de la dynamique d’expansion économique intervenue au milieu du 19ème siècle. L’accroissement à grande échelle du capital s’est accompagné d’une extraordinaire hausse du chômage, de la pauvreté, de la criminalité, des souffrances humaines et de la destruction de l’environnement. Y compris dans les pays de l’OCDE où le chômage, qui touchait en 1995, 35 millions de personnes, ne cesse de croître.

Au niveau mondial, les inégalités ont atteint des sommets. Au début des années 90, le ratio différentiel des revenus par tête d’habitant de 20% des pays les plus riches et les plus pauvres était globalement de 65 pour un. Et si l’on comparait par ailleurs 20% des populations les plus riches et les plus pauvres du globe, le ratio était de 140 pour un. Plus d’un milliard de personnes vivent dans un état de pauvreté absolue et plus de 15 millions d’enfants meurent des conséquences de la misère.

Par ailleurs, compte tenu de leurs contraintes budgétaires, les pays du tiers monde sont contraints de plus en plus à brader leurs ressources nationales : forêts, richesses marines et minérales.

L’essence de ce long processus de développement du capitalisme réside dans la constitution de « plusieurs mondes à partir d’une seule terre, d’un seul océan, d’une seule planète ». Nous pouvons identifier au moins deux de ces mondes. Le premier, qui regroupe environ un quart de la population mondiale, jouit des quatre cinquièmes des richesses produites et ne parvient pas à réduire sa consommation. Le second, qui représente les trois autres quarts de la population, ne peut prétendre qu’à un cinquième des richesses générées et ne sait comment accroître sa production.

Mais il importe de souligner que la séparation de ces deux mondes au niveau de la planète existe également à l’intérieur de chaque pays. Les fruits de la mondialisation sont essentiellement récoltés par les habitants du premier monde. Les autres n’en ramassent que les miettes. On peut donc en conclure que la mondialisation n’est pas véritablement un phénomène mondial. Les activités des entreprises transnationales, en effet, se concentrent essentiellement dans les pays industrialisés et dans quelques enclaves disséminées dans des pays en développement.

LES GRANDS-PRÊTRES DU MARCHÉ

Il apparaît donc clairement qu’il est presque impossible de parvenir à un développement plus juste et plus durable si la mondialisation se poursuit sur ce même schéma. Vu de l’extérieur, on a l’impression d’une tendance à l’homogénéi-sation : on trouve par exemple du coca-cola partout. Mais sous ces apparences se cache une autre réalité : le nombre de personnes n’ayant pas accès à une eau potable pure et saine ne cesse d’augmenter.

On assiste aussi à une plus grande internationalisation. Les échanges entre les pays se multiplient. Mais cette évolution cache une autre réalité : les champs sont utilisés pour la culture des fleurs plutôt que pour les cultures vivrières. Le blé est transformé en gâteaux au profit d’une minorité plutôt qu’en pain pour nourrir la majorité. A ce stade de la mondialisation, les capitaux eux-mêmes s’envolent bien plus vers les pays industrialisés que vers les pays pauvres.

Les grands-prêtres de la mondialisation, à savoir la Banque mondiale et le FMI, nous invitent à croire en leur mantra(1) : économie de marché, commerce international et technologie moderne. Ils nous disent qu’à force de scander ce mantra, nous assisterons à l’avènement du village planétaire. Ils utilisent ainsi l’alibi de la désintégration des institutions internationales pour renforcer les entreprises multinationales ; pour saper le pouvoir de l’Etat-nation afin de retirer la protection aux faibles et accroître le protectionnisme en faveur des puissants ; pour réorienter l’économie nationale de masse vers le marché mondial au profit d’une élite, en supprimant les droits des travailleurs et en ouvrant l’accès aux ressources naturelles.

UNE FRUSTRATION GÉNÉRALISÉE

Comment réagir face à ce défi, à ce Léviathan(2) de la nouvelle mondialisation ? Définir une stratégie globale pour relever ce défi serait une tâche bien difficile et je n’oserais prendre le risque de m’y aventurer. En revanche, il s’avère plus significatif et raisonnable de chercher à esquisser les grandes lignes de cette stratégie à partir d’un secteur économique précis, celui des pêches.

Il est intéressant de noter que, dans la plupart des pays, ce secteur est soumis au mantra de la mondialisation depuis plusieurs décennies. Rares sont les nations qui ont imposé des restrictions au libre commerce du poisson. Dans bon nombre de pays en développement il s’agit d’un produit manifestement orienté vers l’exportation. Le secteur des pêches a pu bénéficier à la fois des aides publiques et de l’initiative privée pour se moderniser. Malgré le fonctionnement, de longue date, de ce mantra de la mondialisation, les communautés de pêcheurs constituent paradoxalement, et de loin, le groupe social le plus marginalisé dans la plupart des pays en développement et même dans un certain nombre de pays développés.

A travers le monde, ces communautés de pêcheurs ressentent une profonde frustration qui se manifeste de multiples façons. En Europe, l’explosion de colère des pêcheurs bretons, en 1992, conséquence logique de la Politique commune des pêches(3), en a été l’expression indéniable. Les difficultés des communautés de pêcheurs des Provinces Maritimes du Canada, lors de l’interdiction de la pêche à la morue en 1994, ont également attiré l’attention de l’opinion internationale. En Inde, en 1995, les protestations du secteur des pêches contre l’entrée dans la Zone économique exclusive (ZEE)(4) nationale de navires de compagnies mixtes ont montré que les pays en développement étaient logés à la même enseigne.

En réalité, si cette frustration existe c’est parce qu’aujourd’hui les machinations du marché pour fixer les règles de la pêche usurpent les lois de la nature. D’autre part, les pêcheurs sont atteints par le désespoir parce que leur capacité de réaction collective à ces changements globaux est menacée par les contraintes croissantes de l’intégration et du contrôle extérieur qui pèsent de plus en plus lourd sur l’économie du secteur.

La conséquence de tout cela est l’expression de stratégies de survie qui émergent au sein de communautés de pêcheurs partout à travers le monde. L’aspect positif de cette situation est ce puissant faisceau d’espoir qui fait que ces luttes, apparemment disparates, constituent en s’additionnant un paradigme alternatif de développement.

PILLAGE DES RESSOURCES

Pour étayer mon optimisme, il me faut remonter brièvement dans le temps jusqu’au commencement « des décennies du développement », au début des années 60. A l’époque, on avait promis aux pêcheurs du tiers monde qu’ils pourraient augmenter leur production de poisson et, par voie de conséquence, améliorer leur niveau de vie. Pour atteindre cet objectif on leur avait offert, dans le cadre des programmes d’aide, de nouvelles technologies de capture et de traitement du poisson. Des marchés très lucratifs avaient alors été ouverts en Europe et en Amérique du Nord pour les prises opérées dans les eaux tropicales.

Tout se passa bien pendant une dizaine d’années. Les communautés de pêcheurs en Asie, par exemple, prospérèrent du fait d’un accroissement significatif de la productivité lié à l’utilisation toute nouvelle de chaluts de fond. Ceci, combiné à l’amélioration des revenus, conséquence directe de la hausse des prix de certaines espèces telles que la crevette et le calamar qui bénéficiaient d’un marché international porteur, permit une amélioration du niveau de vie. Comme l’activité de la pêche semblait apporter des gains abondants et faciles, elle attira un grand nombre de gens qui n’avaient jusqu’alors rien à voir avec ce secteur économique.

La liberté d’accès aux eaux côtières permit au capital de s’investir sans entraves dans cette activité économique. Les communautés de pêcheurs artisans, qui avaient historiquement été préservées, furent soumises à une forte concurrence. Progressivement, ce processus porta atteinte au bien-être des petits pêcheurs. Sur les côtes, la marginalisation socio-économique devint de plus en plus évidente.

Ce qui restait invisible, et passa inaperçu au début, fut la dégradation écologique progressive de l’écosystème marin, conséquence d’une pêche anarchique répondant aux exigences des marchés d’exportation étrangers. Mais la situation changea là aussi rapidement. Des rapports mentionnant des phénomènes étranges apparurent dans plusieurs pays : disparition de certaines espèces, apparition d’autres espèces jamais vues auparavant, baisse soudaine de la production d’espèces traditionnellement capturées, réduction de la taille des poissons, etc. Il s’agissait sans aucun doute de facteurs affectant la chaîne alimentaire et la biodiversité des mers tropicales.

LES PÊCHEURS SE MOBILISENT

Ces événements socioécologiques entraînèrent une grave crise au sein des communautés de pêche côtières. L’aggravation des conditions de vie et le sentiment d’impuissance face à la diminution de leurs possibilités de capture empêchaient les pêcheurs de réagir de façon constructive et rationnelle. La seule stratégie qui leur restait pour retrouver la stabilité résidait dans l’agressivité à l’encontre de leurs envahisseurs, leurs matériels de pêche et leurs agissements. Mettre à feu les chalutiers devint le symbole de la protestation dans de nombreux pays d’Asie, quel que soit le régime politique en vigueur. Cela s’est passé en Inde (pays démocratique), en Indonésie (nation soumise à un régime répressif), aux Philippines (sous la loi martiale).

On se rendit compte de l’intensité de cette lutte pour la survie lors de la première Conférence internationale des travailleurs de la pêche et de leurs supporters(5) qui se déroula à Rome en 1984. Venus des trois pays d’Asie cités précédemment et de plus de trente pays d’Amérique Latine, d’Afrique et du Pacifique, les travailleurs de la pêche découvrirent alors la cause socio-économique de leurs problèmes : ils étaient tous pris au piège de la logique commune et concertée du développement capitaliste mondial mis en œuvre par le premier monde. A cette réunion de Rome, quelques représentants des travailleurs de la pêche des pays d’Europe exprimèrent leur solidarité avec la cause de leurs camarades du tiers monde. Mais ils ne se sentaient pas, alors, victimes du même système.

En moins de cinq ans, le scénario changea. Le phénomène de mondialisation de l’économie des pêches à l’échelle de la planète s’aggravait de plus en plus sous l’effet de la transnationalisation du capital et de l’intensification du commerce par avion du poisson surgelé - sans oublier l’importance déjà considérable du commerce de protéines de luxe en provenance de la mer (crevettes, calamar, thon). La Politique commune des pêches de l’Union Européenne, ajoutée à un contrôle plus étroit des industriels et des importateurs de poisson en provenance directe du tiers monde et de l’Europe de l’Est, mit à mal la sécurité et l’autonomie des communautés côtières de grands pays producteurs de poisson en Europe.

Pis encore, la nouvelle Europe Bleue, loin de soutenir la pêche locale et la filière du poisson dans les pays européens, préféra exploiter les eaux des pays en développement, sans état d’âme et en achetant à bas prix au détriment des communautés de pêcheurs artisans. Cette politique devait compromettre l’avenir des communautés aussi bien dans ces pays qu’en Europe. Du coup, les travailleurs de la pêche et leurs familles, tant du tiers monde que du premier monde, découvrirent que leurs destins étaient étroitement liés.

La concrétisation des relations entre ces différentes populations de pêcheurs a été possible grâce au Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche (ICSF)(6). Ce Collectif est un réseau mondial regroupant des personnes (supporters) soutenant dans leur pays les organisations des travailleurs de la pêche. Ces organisations des premier et tiers mondes sont parvenues à établir des relations directes en permettant aux pêcheurs de se rendre d’un pays à l’autre et en organisant, avec l’appui d’ICSF, des réunions et des conférences dans différentes régions du monde. Cette facilitation des contacts a eu des résultats concrets, entre autres une plus grande responsabilisation des organisations de travailleurs de la pêche vis-à-vis d’une part de leur propre gouvernement, d’autre part des institutions internationales qui décident du sort des pêcheries mondiales.

Ces résultats positifs facilités par l’action d’ICSF et la rencontre au Québec, en 1995, entre organisations de travailleurs de la pêche du Canada, de l’Inde, du Sénégal, du Chili et des Philippines ont fait mûrir l’idée de créer une organisation de type syndical au niveau international. Cette organisation aurait pour rôle de proposer des alternatives pour la défense des moyens d’existence et des conditions de vie des pêcheurs artisans.

Ce rêve est devenu réalité en novembre 1997, à New Delhi, en Inde. Des organisations de travailleurs de la pêche du monde entier se sont unies pour constituer un Forum mondial des pêcheurs et travailleurs de la pêche avec comme objectifs précis :

  • la défense de leurs droits humains, de la justice sociale et de leur culture ;
  • la reconnaissance de la mer comme source de toute vie ;
  • l’engagement à assurer un développement durable de la pêche et des ressources halieutiques pour les générations futures ;
  • la protection de leurs moyens d’existence et la priorité d’accès aux ressources pour les populations locales et les pêcheurs artisans traditionnels.

VERS UNE MONDIALISATION DES PEUPLES

La contradiction s’accentue au Nord entre la mondialisation et la décomposition des économies et des sociétés nationales ; au Sud, entre l’intégration progressive d’une élite dans le marché mondial et le pillage des ressources et de la main d’œuvre locales. Cette double contradiction crée les conditions d’un nouvel internationalisme fondé sur une opposition à la mondialisation. La nécessité d’une solidarité des diverses catégories de travailleurs de la société est d’autant plus urgente.

Pour relever le défi de la mondialisation du capital, source de marginalisation, il est nécessaire de s’acheminer vers une « mondialisation des peuples » qui suscite leur prise de responsabilité. La faiblesse du capital mondial réside dans le fait qu’il s’internationalise de plus en plus, qu’il traverse les frontières, qu’il est apatride et sans racines. La force du mouvement mondial des travailleurs de la pêche tient à son caractère tout à la fois local, national et international. Il ressemble au banian, cet arbre indien au tronc immense, aux racines profondes, aux branches déployées soutenant un énorme baldaquin haut perché et des racines qui tombent en forme de voûte des branches vers la terre.

Seul un mouvement de ce type, ancré à la fois dans le contexte socio-économique et culturel de ses racines locales, et cependant capable de s’élever au-dessus de considérations locales et nationales étroites jusqu’à une action internationale commune, peut s’opposer, négocier et finalement triompher des effets pervers de la mondialisation.

Tel est le programme que s’est fixé le mouvement des travailleurs de la pêche. Le contexte historique qui a abouti à ce choix constitue un défi lancé à de nombreuses communautés de travailleurs à travers le monde dont l’avenir dépendra de la capacité à forger de telles alliances.

Concrétiser de telles aspirations relève à la fois de la responsabilité de ces communautés et de celle des lecteurs de Foi et Développement. Sont-ils près, les uns et les autres, à l’assumer ?

John Kurien

Notes

[1] - Formule sacrée du brahmanisme destinée à transformer la pensée de celui qui la prononce.

[2] - Serpent mythique de la poésie hébraïque et biblique.

[3] - Appelée aussi Europe Bleue, la Politique commune des pêches (PCP) représente l’ensemble des réglementations de l’Union Européenne en matière de pêche.

[4] - Espace maritime de 200 milles marins dans lequel le pays côtier dispose du droit souverain d’exploiter et de gérer les ressources marines.

[5] - Le terme « travailleurs de la pêche » (fishworkers en anglais) est utilisé par les organisations de pêcheurs pour désigner à la fois les pêcheurs et tous ceux qui travaillent dans ce secteur d’activité, en amont et en aval. Le mot « supporters » désigne les scientifiques et les représentants d’ONG qui accompagnent les travailleurs de la pêche dans leur réflexion et leur action.

[6] - L’International Collective in Support of Fishworkers (ICSF) fut créé en 1986 en Inde dans le prolongement de la réflexion menée à Rome deux ans plu tôt.


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