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Forum social mondial de Dakar - Atelier "Ethique, religions et changement social"

Compte-rendu de l’atelier au Forum social mondial 2011

Ethics, religions and social change
The objective of the workshop we co-organized with ENDA and IFAPA, was to confront diverse opinions and experiences on the link between religion and social change in order to identify a richer vision of development that integrates the religious dimension.
Read the presentation

Le but de l’atelier, co-organisé avec ENDA et l’IFAPA, était de confronter des lectures et expériences diverses sur le lien entre religion et changement social afin de définir une vision féconde du développement intégrant le fait religieux.

Vous trouverez ici :
- les points forts des débats
- les enregistrements des interventions


Quelques points marquants du débat :

Sophie Bessis (Tunisie) :
"Réfléchir à un type d’occupation de l’espace social par le religieux, qui ne soit pas un obstacle à la citoyenneté"

Cheikh Saliou (IFAPA) :
"Le dialogue interreligieux non pas au travers de débats théologiques, mais en action. Rassembler les valeurs communes aux religions afin d’éviter l’instrumentalisation et d’apporter des solutions aux problèmes de développement".

Sally Rousset (Réseau international Développement et Civilisations) :
"Diversité religieuse, laïcité, citoyenneté et démocratie : ce que l’expérience et les analyses des organisations de terrain apportent à la compréhension des situations rencontrées et à la mise en oeuvre du vivre ensemble."
"Les organisations populaires sont de plus en plus interpellées par la nécessité de réfléchir à l’articulation, sur les territoires où elles agissent, entre les manifestations (positives ou négatives) du fait religieux et leurs champs d’engagement et d’action (lutte contre la pauvreté, droits humains, accès pour tous aux services essentiels, etc.)"

Abbé Jacques Seck (Sénégal) :
"La tolérance envers les religions minoritaires ? Il ne s’agit pas d’être tolérés, mais d’être reconnus !"

Ludovic (Centre interculturel Lebret de Dakar) :
"Pour que la religion soit moteur de développement, il faudrait sortir de la double instrumentalisation : le politique qui tente de manipuler le religieux, le religieux qui tente de manipuler le politique…"

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Panel des intervenants

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Intervention de Sally Rousset

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Question de Ludovic Nguéssan

Compte-rendu

Sommaire


  • Introduction par le modérateur, Cheick Gueye de ENDA

Après, présentation des panélistes et explication du canevas dans lequel la discussion devra être abordée par le modérateur, il introduit la thématique « Ethique-Religion et Changement Social » comme suit : La religion est un moteur incontournable du changement social, économique, politique et culturel qui doit inventer un nouveau monde. Elle est émettrice de l’éthique et de la morale politique qui fonde la mondialisation actuelle et structure des groupes dans leurs pratiques sociales et culturels ainsi que leurs identités. La force et le poids de la religion dans le monde en devenir est si important qu’il est inconcevable que de l’écarter des démarches et visions pour l’émergence d’une autre mondialisation.

Ensuite, la problématique suivante a été énoncée : Le mot « Religion » est-il un concept efficient, dans le cadre de l’analyse citoyenne comportemental qui pose des interrogations sur le changement social ?

  • Sophie Bessis, de IRIS

La première panéliste, Sophie Bessis a axé ses propos sur le rapport entre le lien entre religion et politique.

L’histoire des religions est, en très grande partie, l’histoire de leur rapport avec le pouvoir, avec les pouvoirs.

L’un des problèmes par rapport aux questions d’égalité et de citoyenneté est que toute religion prétend détenir la vérité, prétend détenir le monopole de la vérité. Toute religion prétend dire la norme et imposer l’hégémonie de sa norme comme critère de régulation du champ social et politique. La spécificité des trois religions monothéistes est qu’elles sont d’autant plus productrices de norme qu’elles prétendent être le produit d’une révélation divine directe qui n’est pas susceptible d’être discutée.

Tout système, y compris les systèmes religieux sont producteurs de hiérarchie (sociale, sexuelle…). Il n’existe pas de système religieux sans hiérarchie de type discriminant.

Bien qu’il puisse y avoir des multiples interprétations des textes sacrés, on observe que dans le champ politique et dans le champ de pouvoir, cette interprétation a été une interprétation dans le sens du conservatisme social et sociétal. Les interprétations progressistes sont des interprétations de type contestataire (ex : la théologie de la libération).

Les 60 premières années du XXème siècle ont été la grande époque des « messianismes séculiers » (ex : le marxisme). Leur faillite a relaissé le champ libre au réinvestissement du champ politique par le champ religieux. Bien sûr, on pense à l’Islam dans les pays arabes, mais aussi aux Amériques (les Etats-Unis sont le lieu privilégié du développement de discours fondamentalistes protestants).

Le réinvestissement du champ politique et social par le religieux (observé depuis une trentaine d’années) est-il compatible avec la démocratie, la citoyenneté, l’égalité ?

Premier exemple développé : le phénomène de la religion d’état On observe que dans tous les pays arabes, l’islam est religion d’état. Un Etat qui n’est pas neutre vis-à-vis de toutes les religions peut-il être égalitaire pour la totalité de ses citoyens ? On connaît les discriminations, en droit ou en fait, dont sont victimes les minorités religieuses dans de tel Etats. Peut-il y avoir coexistence entre citoyenneté et hégémonie de la norme religieuse en matière d’égalité entre tous les croyants des différentes religions et en matière de la reconnaissance de la non-croyance.

Deuxième exemple développé : le phénomène de l’égalité des sexes Toutes les religions sont fondées sur une très stricte hiérarchie sexuelle. Il n’y a aucune religion qui prône l’égalité en droit des sexes. Par exemple, dans l’Islam, chaque croyant, homme ou femme, est égal devant Dieu mais pas devant le tribunal des hommes. Or on sait aujourd’hui que l’inégalité sexuelle est un obstacle au développement. Par exemple : sur le continent africain, les femmes produisent entre 60% et 80% de la production vivrière et sont propriétaires de 1% du foncier. L’un des grands problèmes de états africains est que, bien souvent, la loi de l’état, « moderne », séculière, n’a jamais interdit l’application de la loi religieuse ou de la loi coutumière : il y a coexistence de plusieurs ordres juridiques. Il ne peut y avoir d’égalité, de citoyenneté, de démocratie si la loi n’est pas la même pour toutes et tous. La laïcité, c’est la neutralité de l’état vis-à-vis de toutes les religions, ni plus, ni moins. Ce n’est pas synonyme d’athéisme et cela n’a rien à voir avec la foi.

La question est donc : quel type d’occupation du champ social par le religieux qui ne soit pas un obstacle à l’égalité et à la citoyenneté ?

  • Cheick Saliou Mbacké, de IFAPA

L’IFAPA est une initiative africaine, basé à Nairobi, et se veut un acteur international pour la paix en Afrique. Il vise le dialogue religieux en action entre les sept religions présentes sur le continent : les religions traditionnelles africaines, le Bahaïsme, le Bouddhisme, la Chrétienté, l’Hindouisme, l’Islam et le Judaïsme. La première rencontre s’est tenue en Afrique du Sud en 2002. Malgré une certaine réticence de la part des religieux monothéistes à dialoguer avec les religions traditionnelles africaines, on a comprit que la tradition Africaine ne pouvait pas être exclue de la réalité Africaine. D’autant plus qu’historiquement, les religions monothéistes sont des religions importées sur le continent africain. Le but est donc de dialoguer et de coopérer dans l’action, ensemble, pour faire face aux défis du continent africain.

L’aspect culturel qui doit être prit en compte car il représente un point dans nos réalités Africaines. D’autre on observe dans de nombreux conflits la présence de l’élément religieux. Cependant, il s’agit du politique qui cherche, comme toujours, à manipuler l’élément religieux et les religieux eux-mêmes, pour atteindre ses propres objectifs.

Un autre aspect est de rassembler les valeurs communes présentes dans les différentes religions et les utiliser pour pouvoir apporter cette contribution interreligieuse dans la recherche de solutions aux problèmes.

Le rôle de la femme : elle a un rôle très important mais n’est pas reconnue. Les femmes chargent de l’éducation à la maison, elles sont moteurs dans le développement rural. Nous avons donc axés nos efforts sur la promotion de la femme en tant qu’élément de paix et moteur de développement.

La jeunesse africaine, manipulée en temps de guerre. Nous travaillons avec les enfants-soldats dans les pays en conflits (Libéria, Congo, Soudan etc.).

Dans toutes ces initiatives nous avons essayé d’extraire ce qui est purement africain. Les moyens font défaut, mais en apportant une approche interreligieuse et des outils africains, nous pouvons contribuer. Il ne s’agit pas d’un débat théologique, nous avons voulu nous concentrer sur l’essentiel afin de faire face aux problèmes.

La religion est très présente en Afrique, tous les africains sont religieux, tout le monde adhère à une religion. Le politique essaye toujours de manipuler le religieux pour servir ses propres intérêts. Nous avons donc essayer de conscientiser les religieux afin de s’éloigner de cette manipulation, d’autant plus que la base voit le religieux comme garant de la moralité.

Notons, qu’il existe un fort potentiel religieux en Afrique qui peut être utilisé dans le processus de résolution de crise en Afrique. Bien entendu, il y a eu beaucoup de difficultés mais nous avons réussit à changer les esprits autour de cette question. Nous des problèmes communs qui touchent toutes les religions, essayons donc d’y travailler ensemble. Nous avons approchés les pouvoirs publics et, bien sûr, la société civile, pour les convaincre d’inclure l’élément religieux dans les processus. La principale difficulté a été une méconnaissance du religieux en tant que tel. Mais le potentiel existe et, dans la réalité africaine, on peut apporter la contribution de l’interreligieux pour mobiliser les gens et influencer dans la recherche de solution pour la paix et le développement.

  • Sally Rousset, du Réseau international Développement et Civilisations

Mon intervention portera sur la réflexion dans laquelle notre réseau s’est engagée ces dernières années : les rapports entre le vivre ensemble, la laïcité (ou comment gérer la diversité religieuse) et le changement de modèle de développement. Nous avons choisi cet angle de réflexion vu l’importance et la gravité des problèmes et des conflits de caractère religieux ou communautaire dans beaucoup de nos pays. En Asie, la montée de courants extrémistes, qu’ils soient musulmans, hindous, bouddhistes ou chrétiens, est notable, alors que se renforcent en Europe des mouvements xénophobes, dirigés notamment contre les musulmans.

Ayant eu plus de possibilités d’engager cette réflexion dans le cadre du Forum populaire Asie-Europe (où participent des organisations asiatiques et européennes, je ferai référence aux expériences dans ces deux régions — je laisserai donc à cet atelier de Dakar, à travers les autres intervenants et le débat qui va suivre, l’opportunité d’enrichir notre réflexion avec des expériences africaines et d’autres régions comme le monde arabe.

Chaque année apporte son lot de violences intercommunautaires ou commises au nom des religions. En Inde, les minorités religieuses (musulmanes, chrétiennes) sont soumises à des attaques dans une logique d’épuration communautaire qui ont fait des milliers de victimes. Fin 2008 début 2009 au Sri Lanka (pays à majorité bouddhiste et minorité tamoule), la guerre contre les « tigres » tamoule a pris des formes paroxysmiques. Début 2011 au Pakistan – où les attentats religieux peuvent faire des centaines de morts par an –, le gouverneur du Pendjab a été assassiné par l’un de ses propres gardes du corps parce qu’il s’opposait à l’application de la loi contre le blasphème. De la Chine (Ouigours, Tibétains) aux Philippines (Moros et lumads à Mindanao), des questions nationales héritées du passée restent irrésolues.

Pour aborder ces questions complexes, nous avons voulu partir de cas particuliers, en Asie ou Europe et nous avons cherché à comprendre l’évolution des problèmes au niveau local. L’exercice s’est avéré très intéressante car il montre la diversité des situations, nous forçant à éviter des analyses trop simplistes. En Inde, par exemple, les conflits religieux se superposent aux divisions de castes. L’immense mépris des castes dominantes envers les membres des castes dominées ou des « hors castes », qui leur a donné un droit de vie et de mort sur leurs « inférieurs », a servi de matrice à l’intolérance religieuse.

Les solutions exigent l’intervention des acteurs directement concernés et la prise en compte du contexte local autant que national. C’est en comprenant les situations concrètes, dans leur diversité, que nous pouvons nous unir dans des combats communs pour une paix durable. Il nous paraît très important de poursuivre et d’élargir ce type de « recherche-action ».

Qu’avons nous appris de ces échanges ? Il m’est impossible de revenir sur toute leur richesse ici. Sans chercher à être exhaustive, je voudrais me contenter de présenter 7 points.

1) Que bien des conflits territoriaux locaux intercommunautaires (qui peuvent prendre une expression religieuse) sont fondamentalement politiques et qu’il y a des facteurs économiques sous-jacents. Ils ont souvent pour enjeu le contrôle de l’accès aux ressources naturelles : la terre, l’eau, la forêt, les richesses minérales. Cet enjeu est d’autant plus aigu que la mondialisation néolibérale, l’immigration massive nourrie par la pauvreté et la crise sociale aggravent le sentiment d’insécurité des populations.

2) Si des conflits socio-économiques prennent ainsi une forme religieuse ou communautaire, c’est aussi que les réponses séculières et solidaires, traditionnellement portées par des forces de gauche, ont perdu de leur crédibilité à la fin du siècle passé. Il nous faut donc travailler sur trois plans à la fois :

  • Mettre en avant des exigences sociales et citoyennes qui permettent de rassembler sur des objectifs communs des femmes et des hommes de toutes communautés (droit à la terre, à un travail décent, à la santé, à l’éducation, à un environnement sain…)…
  • Eduquer à la connaissance et à la compréhension mutuelle là où par leur durée et leur violence les conflits ont créé un mur d’incompréhension, alimentant le racisme, le communautarisme, l’ethnicisme, la xénophobie…
  • Refonder une perspective solidaire, recréer un « horizon commun » qui rende à nouveau crédible le combat pour une société du « vivre ensemble » et de l’égalité.

3) Mentionnons ici en particulier la question de la laïcité. La laïcité n’est certes pas une condition suffisante pour garantir le « vivre ensemble » et faire barrage au racisme et à la xénophobie (voir la situation en France). Mais la laïcité apparaît bien comme une condition nécessaire à cet « horizon commun » qui doit rassembler des personnes de toutes confessions ou croyances – ou sans confession aucune.

La laïcité implique la séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est un principe réciproque de non-interférence : des églises dans l’Etat et de l’Etat dans la vie des églises. En excluant l’existence d’une religion d’Etat, elle peut garantir les droits des confessions minoritaires. Elle permet aussi le fonctionnement d’une démocratie ou citoyennes et citoyens décident communément des lois et des choix politiques. Certes, un Etat laïc peut ne pas être démocratique (il y a des dictatures laïques et pas seulement théocratiques !). Mais un Etat démocratique doit être laïc.

Il serait intéressant de réfléchir plus avant au rapport entre laïcité institutionnelle et sécularisation de la vie politique. Des pays européens comme la Grande-Bretagne jusqu’en 2008, ou les Pays-Bas ont des lois criminalisant le blasphème (une sérieuse entorse à la laïcité), mais elles n’étaient plus appliquées. La situation dans des pays comme le Pakistan montrent quelle dynamique infernale de telles lois peuvent initier quand la pression des extrémismes religieux l’emporte. Traversant une crise sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, l’avenir des sociétés européennes devient indécis. Les Européens peuvent apprendre des « leçons d’Asie » à l’heure où la xénophobie fait des ravages croissants. Une fois débridée, l’intolérance ne s’arrête pas aux seuls « étrangers ». Au Pakistan, les violences sectaires opposent les musulmans aux musulmans. En Europe, les attaques contre les droits des immigrés pavent la voie aux attaques contre les droits de toutes et tous. Les lois d’exception finissent par devenir la règle commune.

4) En tout cela, la responsabilité des mass-médias est grande. Ils peuvent se faire l’instrument des intolérances religieuses, ou au contraire combattre les clichés qui stigmatisent les minorités et servent de justification aux violences.

5) Mentionnons aussi l’importance du droit des femmes. Ce sont en effet ces droits qui souvent sont les premiers mis en cause quand la laïcité recule ou quand les extrémismes religieux se renforcent. Outre un droit humain fondamental, les droits des femmes sont un test qui indique dans quelle direction une société évolue.

6) Poursuivons sur l’exigence démocratique. Il n’y a pas de « bonne gouvernance » qui ne soit fondée sur une démocratie vivante. Tant au niveau local que national, pour être efficace, les réponses solidaires aux crises multiformes qui minent nos sociétés doivent être démocratiques.

7) Intolérance et communautarisme sont aujourd’hui – dans une large mesure au moins – des réactions face à l’ampleur de la crise de la « modernité », de la mondialisation néolibérale. Le dialogue est indispensable pour rétablir une compréhension mutuelle, pour voir dans la diversité une richesse et non une menace. Il faut savoir écouter, apprendre.

Mais pour être efficace, le dialogue doit aussi déboucher sur des engagements communs. On ne peut refouler les peurs identitaires en appelant seulement à la bonne volonté, à des valeurs humanistes. Il faut s’attaquer en même temps à ce qui alimentent la peur de l’autre, en combattant ensemble l’insécurité sociale, en défendant les droits collectifs, en répondant à l’exigence démocratique et d’égalité.

  • Abbé Jacques Seck

Le dialogue est une nécessité absolue, nous sommes condamnés à dialoguer, à nous unir ou à mourir, tous ensemble. Le monde est devenu un village global, tout ce qui ce dit à un endroit est vehiculé sur les 5 continents à la seconde. De plus, il y a un fond commun spirituel qui nous unis les uns les autres : l’amour de tous. Dans beaucoup d’endroit on se base sur l’ethnie (Rwanda), la religion (Nigéria) pour casser l’unité de peuples. Les deux choses à ne pas faire sont donc : l’exaltation de l’ethnique et l’exaltation de la religion ; et si cela est fait, il faudra des siècles pour le rattraper.

Toutes les religions sont utiles et nécessaires, et la « divine providence » amène chacun à la religion qui lui sera la plus utile. A bas les divisions imbéciles, inutiles ! Il est urgent de dire que la politique de l’exclusion et le mépris de l’autre pour sa religion ou son ethnie n’a pas de sens. La survie de notre monde ne peut se faire sans la morale et que la morale ne sera rien si le religieu ne s’entend pas d’abord. Les religions doivent s’entendre car, finalement, le message est le même. Il n’y a pas à se faire la guerre sur l’essentiel « l’homme est à l’image de Dieu » et ce n’est pas la peine de se battre sur les détails théologiques qui sont liés au climat et à la géographie.

Il est indiscutable que la religion a été le moteur principal de la réussite humaine.

Le religieux est périssable, le spirituel, qui se réfère à l’âme est éternel. Mais tous les hommes ont besoin de rites, et les prétendus athés ont leurs rites propres. (Il n’y a pas d’athés, il y a des manières de parler nuancées.)

Cherchez donc à vous surpasser dans les bonnes œuvres et non dans les fanatismes.

Prise de conscience entre nous, car nous sommes tous semblables, et sachons que la morale ne fera rien du tout si les religions ne s’entendent pas. De ce faite, disons non à la violence et notons que l’exaltation ethnique ou de la religion doit être éviter. C’est dans cette perspective, que Confesus stipula : « Ce que l’on n’aimerait pas subit, l’on ne devrait pas le faire subit aux autres ».

  • Transition du modérateur Cheikh Gueye

  • Discuttant : Abdourahmane Seck, chercheur

La politique se trouve dans les religions, en se basant sur l’islam, l’appel du Prophète PSL est une politique de convergence. Nous sommes dans un processus de retour aux textes et notons qu’il n’existe pas de lutte révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, c’est également dans ce cadre d’idée que Bachir Ndiaye « disait que les hommes habitent dans le champ politique ».

Après, ces interventions le modérateur fut une synthèse sur les propos énumérer précédemment à savoir :

Les actions interreligieuses pour la paix en Afrique, dont le siège se trouve en Nairobi.

Le rappel du rôle crucial du religieux sur la paix, l’équité, etc.

L’évocation de cette thématique au Forum Social Mondial (FSM) à pour but de souligner l’importance des religieux dans le processus de développement.

NB : Il est à noter que la Religion est représentative du domaine publique et que la Foi représentative du domaine privé.

Débats

Première série de questions

Première série de réponses du panel

Deuxième série de questions

Deuxième série de réponses du panel

Conclusion par Cheikh Gueye


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