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CEPLAR - Histoire d'un rêve collectif

Par Dorinha de Oliveira Porto et Iveline Lucena da C. Lage

Artigo em português
Uma experiência de educação na Paraíba (Brasil) destruída pelo golpe de estado militar de 1964.

Une expérience d’éducation dans l’état de Paraíba (Brésil) détruite par le coup d’état militaire de 1964.

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Ce livre, édité en langue portugaise, est accessible sur le site du Forum EJA (Educação de Jovens e Adultos).


« CEPLAR – Histoire d’un rêve collectif »
Une expérience d’éducation détruite par le coup d’Etat militaire de 1964

« CEPLAR – Histoire d’un rêve collectif » est le récit de la vie d’une institution qui a marqué l’histoire de l’éducation de l’Etat de Paraiba, situé au Nordeste du Brésil.

Créée en 1961 par un groupe de jeunes universitaire, avec l’appui du gouvernement, cette institution fut détruite par le coup d’Etat militaire de 1964. Son objectif était d’élever le niveau culturel des masses populaires à travers l’éducation et la culture et de les intégrer, de manière consciente, dans le processus de transformation des structures de la société brésilienne.

A l’époque – début des années 60 – des millions de brésiliens lutaient pour la construction d’une société plus juste, car les inégalités étaient flagrantes.

50% de la population du pays était analphabète (64% dans l’état de Paraiba) et, de ce fait, n’avait pas le droit de vote. Seulement 1% des étudiants arrivait à l’université. Le système économique en vigueur générait des profonds déséquilibres régionaux entre le Sud, développé et le Nordeste, sous-développé. Dominé par le pouvoir des grands propriétaires terriens, la paysannerie, qui constituait 60% de la population du pays, vivait comme à l’époque du féodalisme. Au Nordeste, l’espérance de vie était de 28 ans pour les hommes et de 32 ans pour les femmes.

Située dans ce contexte, la CEPLAR a développé son action sur plusieurs fronts et est devenue une institution alternative d’éducation et culture populaire. Ayant intégré les programmes lancés par le Ministère de l’Education Nationale visant à éradiquer l’analphabétisme dans le pays, le CEPLAR a implanté 80 écoles d’alphabétisation pour adultes par la méthode Paulo Freire (pédagogue aujourd’hui mondialement connu) dans neuf villes de l’Etat, formé plus de 150 professeurs-animateurs pendant deux mois par des cours journaliers intensifs, créé un groupe de théâtre populaire, émis des programmes culturels par radio, organisé et animé des dizaines de groupes de débat sur les problèmes nationaux et régionaux, réalisé des séminaires et des cours sur la réalité socio-économique, politique et culturelle du Brésil, pour un public allant de l’ouvrier au professeur universitaire, dispensés par des spécialistes de chaque question.

Cette histoire est racontée dans ce livre à l’intérieur d’un reconstruction historique du processus politique, économique et social dans lequel elle s’est insérée. Comme d’autres organismes d’éducation qui ont éxisté dans tout le Brésil, la CEPLAR fut détruite par le coup d’Etat militaire du 31 mars 1964 et ses membres emprisonnés ou dispersés.

Ce livre a été écrit afin que cette page de notre histoire ne risque pas de s’enfoncer dans les oublis de l’Hisoire.

Auteurs :
Dorinha de Oliveira Porto et Iveline Lucena da C. Lage

Voici la note, accompagnant le livre, adressée au Centre Lebret-Irfed par Dorinha de Oliveira :

« Ce livre et l’Irfed ont pour moi un point commun : Paulo Freire.

Ceplar, historia de um sonho coletivo, décrit, plus qu’une expérience d’éducation populaire, une riche collaboration avec Paulo Freire jusqu’au coup d’état de 1964 avec ses prisons, ses éxilés…

Au cours de l’année universitaire 1969-1970, l’IRFED a invité Paulo pour une série de conférences. Ce fut l’occasion, dans l’exile, de nous retrouver et de nous rencontrer, à plusieurs reprises, à Genève, à São Paulo et plus souvent à Paris.

Le lien entre les objectifs du « Système Paulo Freire » et ceux de l’Irfed m’aménent à penser que ce livre s’intègre bien dans la documention dont vous prenez tellement soin.

Amicalement,

Dorinha »


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