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En Thaïlande, la renaissance d'un mouvement populaire

n°384 - juin 2010

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Le numéro 384 de juin 2010 de la revue "Développement et civilisations" vient de sortir.

Les articles seront mis en ligne 3 après leur parution mais vous pouvez déjà lire l’édito.

En Thaïlande, la renaissance d’un mouvement populaire
Comme l’a démontré la brutale répression en avril-mai 2010 du mouvement des « Chemises rouges » à Bangkok, la Thaïlande traverse aujourd’hui une crise profonde. La place de la monarchie et de l’armée dans la société, les rapports entre classes sociales, le système politique ou encore l’insertion de ce pays d’Asie du Sud-Est dans l’économie mondiale se retrouvent affectés.
Le texte de Pierre Rousset, responsable de l’organisation Europe solidaire sans frontières, s’attache à donner les clés de compréhension et à identifier les perspectives de cette situation complexe.

« Pourquoi je n’aime pas le roi »
Nous publions également des extraits d’une lettre ouverte, très critique, écrite après la répression d’avril-mai. L’auteur, Junya Yimprasert, animatrice du Thai Labour Campaign, s’interroge sur l’attitude de la monarchie et sa responsabilité dans la crise thaïlandaise.
Text in English - Lire le texte original en englais

Les blessures des Chemises rouges
Le troisième texte de ce numéro nous a été envoyé par Jaran Ditapichai, un ami de longue date du Centre Lebret-Irfed. Il est aujourd’hui sous le coup de deux mandats d’arrêt, accusé d’être l’un des meneurs des protestations d’avril-mai à Bangkok. Il relate la montée de la contestation par les Chemises rouges et la terrible vague de répression qui s’est abattue sur eux.
Text in English - Lire le texte original en anglais

Pour vous procurer le numéro 384, juin 2010, de la revue développement et civilisations, vous pouvez nous contacter.
(Prix de vente au numéro : 4 € ou 7 CHF ou 7 US$, frais de port compris. Abonnement annuel, 10 N°s/an : 38 €, ou 60 CHF, ou 60 US $).

Éditorial

par Richard Werly

Derrière le sourire

Certains pays paraissent, au vu de leur passé récent, avoir échappé à toutes les fatalités. La Thaïlande, pays d’Asie du Sud-Est avant tout réputé pour son attrait touristique et pour son regrettable pendant qu’est le commerce du sexe à grande échelle, semblait jusque-là faire partie de ce club. L’insouciance, si souvent citée comme l’un des traits de caractère des Thaïlandais, semblait solidement ancrée entre ces États bien plus tourmentés par l’histoire comme le Vietnam, le Cambodge ou la Birmanie. D’où l’image cliché du « pays du sourire »…

La réalité est que l’envers du décor a soudainement resurgi avec la tragique répression des manifestations d’avril-mai 2010. Envers du décor social bien sûr, mais aussi, comme l’explique fort bien Pierre Rousset, crise généralisée des institutions et fissures grandissantes au sein d’une société supposée consensuelle. Or cette Thaïlande-là nous interpelle à plus d’un titre. Elle fut, nous ne l’oublions pas un an après sa disparition, un pays cher au cœur de Sergio Regazzoni lorsqu’il œuvrait pour le CCFD dans la région. Mais elle est aussi, au regard de l’enseignement du père Lebret, un intéressant cas d’école où la réduction réelle des inégalités matérielles a accouché d’autres fractures entre les élites traditionnelles et le peuple.

L’Asie orientale, moteur économique du monde, porte en germe bien d’autres séismes « à la thaïlandaise ». Et c’est pour cela, en raison de l’intérêt que nous portons à la comparaison des situations dans les pays émergents, qu’elle nous interpelle. Il y avait une forme de miracle thaïlandais. Nous voici confrontés à la part de « mirage » qui l’accompagnait.


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