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« Il est simplement passé dans la pièce à côté » *

Développement et civilisations, N° 376, juillet-août 09

* Tiré d’un poème attribué à Charles Péguy

Éditorial
« Il est simplement passé dans la pièce à côté »
« Un travailleur silencieux qui bâtissait sans bruit »
Quelques témoins parmi tant d’autres nous ont aussi écrit…
« La mort n’est rien »

Éditorial

par Yves Berthelot

Libre et engagé

Sergio Regazzoni, qui fut militant de la JOC, responsable Asie du CCFD, directeur du Centre Lebret-Irfed, est mort le 30 juillet 2009.

Sergio était un citoyen du monde, confiant en l’homme et engagé pour plus de justice et plus d’harmonie entre les peuples et entre les hommes. Il savait faire confiance. Fidèle à ses convictions, il refusait de se laisser arrêter par les « raisons d’État » comme par les « raisons d’Église ». Il a mené ses combats sans dogmatisme et avec persévérance, écoutant les uns et les autres avec générosité ; faisant se parler les ennemis les plus irréductibles. Cela, avec modestie, sans jamais se mettre en avant. Si bien qu’il n’a pas fait carrière. Mais, mieux, il a jeté des ponts et il laisse un modèle pour chacun de nous.

Nous nous rappelons Sergio comme l’ami toujours disponible et chaleureux qui savait rire et écouter. Écouter, puis donner à son interlocuteur ce dont il avait besoin : chaleur, confiance, espoir, enthousiasme, dignité. Écouter, donner et rester présent et fidèle par des visites, des lettres, des mails, des appels téléphoniques.
Quel témoignage émouvant que celui de Frédérique qui peut écrire « J’ai trouvé en lui un ami bien que nous ne nous soyons jamais vus. Et je le pleure comme un frère », témoignage que vous trouverez avec beaucoup d’autres dans ce numéro.

Sergio à ses derniers visiteurs et dans ses derniers mails disait : « moi, j’ai envie de vivre ; l’énergie que vous me donnez est trop forte pour en rester là ». Nous devons à Sergio de persévérer dans les engagements que nous avons pris. Nous lui devons de le faire avec la générosité et le don de soi qui étaient sa marque.

« Il est simplement passé dans la pièce à coté »

Sergio Regazzoni nous a quittés en juillet dernier. Il fut, de nombreuses années, basé à Paris, l’âme et l’animateur du Centre Lebret-Irfed et de son réseau international. Le nombre des témoignages reçus montre combien il porta haut, à la JOC, puis au CCFD et au Centre Lebret, l’engagement qui est le nôtre. « Développement et Civilisations » a choisi, dans ce numéro spécial, de lui rendre le meilleur des hommages : celui de toutes les voix du monde qui nous ont écrit. Pour dire leurs souvenirs, leur chagrin et leurs espoirs.

Le parcours militant de Sergio commence au Tessin, sa région natale de la Suisse frontalière de l’Italie, à la fin des années 50. Dès ses débuts, il a fait preuve d’attention et de sensibilité à l’égard des jeunes travailleurs plus exposés que ceux d’origine suisse, relativement protégés : les immigrés et les saisonniers fort exploités. Fin 1968 il est appelé à être le délégué de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) à un stage international de formation de futurs responsables se déroulant au Chili. Sa découverte de la pauvreté, des injustices, de la réalité du « tiers-monde », des aspirations des jeunes travailleurs de tous pays, constituera véritablement le socle de ses engagements ultérieurs.

Structurer les efforts européens de la JOC

Rapidement, il deviendra responsable européen, membre du Comité exécutif International, puis trésorier international, domicilié à Bruxelles de 1969 à 1977. Au niveau européen il s’efforçait de structurer les efforts des mouvements nationaux à l’endroit des apprentis, de faciliter l’organisation des immigrés au niveau continental, de susciter la coordination et la solidarité entre jeunes travailleurs des entreprises multinationales, de soutenir le démarrage de la JOC italienne, d’envisager le lancement du mouvement en Grèce ; il n’oubliait pas l’existence des jeunes travailleurs dans les pays appelés à l’époque « de l’Est ». Au niveau international, ce furent le Viêt-nam, l’Afrique du Sud et bien d’autres pays où les jeunes travailleurs étaient en difficulté en raison de leurs engagements. Se sont alors développés en lui une connaissance du monde de plus en plus large, le respect des convictions et engagements des autres, une amitié ineffaçables avec des personnes ayant connu des dangers et des détresses de toutes sortes, poursuites et emprisonnements, une compréhension des complexités qui le prépareront à d’autres responsabilités encore.

Puis, pendant quelques années, de retour à Genève, il participera activement à la vie du Mouvement pour la coopération internationale (MCI), notamment au soutien de projets au Viêt-nam et à l’accueil de réfugiés latino-américains.

Au CCFD, le dialogue d’égal à égal avec le Sud

Sergio est entré au CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) en 1984, comme chargé de mission responsable des partenariats avec l’Asie. En tant qu’ancien dirigeant d’une Organisation internationale catholique, il avait la pratique d’un dialogue d’égal à égal avec les partenaires du Sud, évitant un double risque : celui d’imposer une orientation à partir de sa propre expérience sans prendre en compte les spécificités des pays et cultures concernés, orientation que les partenaires auraient eu de la peine à critiquer vu qu’ils avaient besoin de la contribution financière du CCFD. Ou au contraire, celui d’avaliser tout ce que les partenaires proposaient, en s’interdisant toute critique pour éviter l’accusation de néo-colonialisme.
Pour Sergio et le CCFD, la question du développement humain se posait moins en termes de projets aux résultats immédiats qu’en termes d’objectifs communs pour la construction de la paix, l’amélioration de la qualité de vie de gens, la diminution des injustices, le tout inséré dans une vision politique et à long terme. Son appréciation des projets portait essentiellement sur ce que l’action induisait comme mobilisation sociale et comme développement humain tant collectif qu’individuel, même si les résultats qualitatifs sont moins aisés à apprécier que les résultats quantitatifs.
Son remarquable sens du dialogue révélait chez lui la volonté de saisir la pensée de l’autre dans ce qu’elle contient d’originalité et de force de questionnement. Il essayait, sans préjugés mais sans naïveté non plus, de faire confiance dans le « positif » de chaque interlocuteur. Il a permis que se nouent des relations entre acteurs du public ou du privé, de diverses tendances politiques ou religieuses, de différentes institutions… Il a ainsi pu créer des ponts qui ont aidé notamment les organisations d’Église dans des pays où leur situation était des plus tendues (Viêt-Nam, Chine…) et contribué au dialogue interreligieux pour la construction de la paix (Timor, Indonésie…). Le respect de nombreuses organisations asiatiques à l’égard de Sergio témoigne qu’il fut un homme de dialogue et un témoin de paix.

Au Centre Lebret-Irfed, le partage des expériences

Sergio dirigera, de 1994 à 2007, le Centre international Lebret-Irfed, lieu de rencontre internationale, de partage d’expériences et d’analyses, de tâtonnements aussi, s’inscrivant dans la pensée de Lebret, sans cesse à réactualiser, d’un « dialogue des civilisations pour le développement humain et la construction de la paix ». Le Réseau international Lebret offrant un espace d’identification des problèmes et des partenaires susceptibles d’aider à dégager des éléments de réponses qui seraient ensuite validés par l’action. Malgré le souci permanent, lancinant, de la précarité financière et la recherche incessante d’argent qui diminuait d’autant le temps consacré à « faciliter » le potentiel créateur d’un réseau si vaste et si divers, Sergio a fait preuve d’une grande créativité et d’un fantastique dévouement pour organiser, pratiquement sans ressources, des rencontres et des recherches, pour maintenir une présence et le dialogue dans des régions isolées ou dans des pays aux régimes controversés, et pour faire circuler la parole libre de contraintes, fécondée par le croisement avec celle de l’Autre, de l’Ailleurs.

Sergio a très cher payé l’authenticité de ses engagements : des routes lui ont été barrées délibérément. Il le savait et l’assumait. Par contre – tous ceux qui l’ont connu en sont témoins – il avait l’extraordinaire capacité d’intégrer chaque expérience faite et d’en enrichir les étapes suivantes. Tous ses lieux d’engagements représentaient autant d’espaces de créativité mis au service de la relation entre les pays, les peuples, les personnes - les humbles et les oubliés d’abord. Il exerçait ses talents de plus en plus affirmés à travers des structures et des institutions ; il ne pouvait toutefois les concevoir autrement qu’au service des dynamiques de vie, de relations ; il percevait très vite qu’une structure créée à un moment donné de l’histoire humaine pouvait être dépassée ou sclérosée vis à vis de l’Histoire dans la longue durée et dans toutes ses dimensions. Au contraire, il savait utiliser tous les espaces disponibles pour les mettre au service de ce que l’Homme a de meilleur en lui et pour les mettre en question à partir des réalités vécues.

Claude Baehrel et Marlyse Thommen, d’après un projet de Éric Sottas pour un ouvrage sur les engagements de Sergio Regazzoni.

« Un travailleur silencieux qui bâtissait sans bruit »

Beaucoup ont fait le déplacement. Lors des obsèques de Sergio à Évry le 7 août 2009 ou lors de la cérémonie organisée dans sa région natale du Tessin, le 5 septembre. Notre ami et ses proches furent à chaque fois bien entourés. Mais ailleurs aussi, sa « grande famille » resta autour de lui, comme à Ho Chi Minh Ville, où ses compagnons de route l’ont promis : « Ses efforts seront continués sans cesse (…). Il sera bien content de voir les efficacités réalisées ensemble par tous les amis dans tous les coins du monde. » Une promesse confirmée par les centaines de témoignages reçus dont nous publions de longs extraits.

Nous avons appris hier soir à Hanoi la mort de notre ami de longue date avec qui nous avions passé des moments inoubliables en France et au Viêt-nam, pour des objectifs humanitaires contre la faim et pour le développement, dans ce monde où chaque jalon pour l’entente et le progrès ne saurait se réaliser sans obstacles de toutes sortes. Puisse son âme se retrouver dans l’Éternelle Sérénité !
Professeurs Pham Gia Khai, Nguyen Lan Viet, Do Doan Loi, Inst. cardiologie, Hanoi

On behalf of Institut Dayakologi and Pancur Kasih Movement, I would like to extend my deepest condolences to the family, friends and colleagues of Mr. Sergio Regazzoni. He contributed significantly in the earlier works of our Institute and had given support to our movement in Kalimantan. We believe that he had inspired and touched the hearts of so many people all over the world and he will be remembered by many as an important inspirer.
John Bamba, Indonesia

Sergio était l’âme de l’ASTO. Nous nous sommes rencontrés à la Commission Projets du CCFD vers 1986. Notre conception commune pour le soutien à des projets de développement locaux à travers le monde nous a rapprochés tout de suite. Il fut un des premiers français à visiter le Timor-Oriental sous occupation indonésienne. Il écrivait peu d’articles à publier mais il en corrigeait beaucoup. C’était un faiseur de paix au milieu des conflits politiques, un « travailleur silencieux » qui bâtissait, sans bruit, un réseau social de figures-clefs de divers nations et pays. C’est bien grâce à lui que l’ASTO a pu continuer à soutenir les Timorais en lutte pour leur indépendance puis pour organiser des projets de développement. Sergio était un grand homme aussi parce que, comme la plupart des hommes sociaux, il avait Denise son épouse qui l’accompagnait toujours discrètement, une grande dame. Il était mon meilleur ami.
René Barreau, Paris, ASTO (Association de solidarité avec Timor-Oriental)

J’ai surtout connu Sergio à travers Lugano, la ville dont nous sommes tous les deux originaires et à laquelle nous sommes très attachés. C’est là que je le voyais régulièrement ainsi que Denise, beaucoup plus qu’à Paris où nous avions peu de temps. Et j’ai appris à connaître sa mère qui était une femme remarquable, j’ai connu le village où il était né, où il habitait et où il était « quelqu’un », que tous connaissaient et appréciaient, un enfant du pays, « émigré » mais toujours présent dans l’histoire et les événements locaux.
Ruth Padrun, ECD/Irfed-Europe

J’ai connu Sergio en 1972. Il fut mon premier « employeur » à la JOC européenne. Je garde de l’année passée avec Sergio à Bruxelles un souvenir d’une rare intensité. C’était encore l’époque des colonels en Grèce, de Franco en Espagne et de Caetano au Portugal. Le bureau de la JOC, situé là où se dresse aujourd’hui le bâtiment du Conseil européen, était une ruche de solidarité, un lieu d’espoirs et de fraternités. C’était un lieu aussi de fidélité et de sincérité dans l’engagement. Il n’y avait aucune place pour la frime et les engouements furtifs. Sergio l’a démontré tout au long de sa vie. Je remercie Sergio pour ce qu’il m’a donné, pour les valeurs qu’il lègue à tous ceux qui l’ont connu et fréquenté.
Jean-Paul Marthoz, Bruxelles

Estamos muy conmovidos al enterarnos del fallecimiento del gran amigo y compañero Sergio. El que esto escribe guarda imborrables recuerdos de su compromiso social, su nobleza y compañerismo. Y seguiremos atentos a la marcha de Ustedes en Francia y en el mundo con el espíritu de siempre y la viva memoria del ejemplo de Sergio.
Luis Lopezllera M., Mexico

La communauté de l’Abbaye garde en mémoire la vie de bonté, de joie partagée, de sens fraternel de Sergio et joint son action de grâces à la vôtre, vous qui avez œuvré avec lui pour un monde de justice et de fraternité.
Sr Marie-Thérèse Legallais et la communauté de l’Abbaye St-Jacut-de-la-Mer

Warm greetings from Maris, Cora and myself, from a rainy and stormy Manila. Sergio’s passing away is a personal loss to me and to the members of the International Organising Committee of the Asia-Europe People’s Forum (AEPF), who had the good fortune to know him as an outstanding development worker and partner. I knew Sergio in the 80s when he was still with CCFD, and had the opportunity to work with him closely, before and during AEPF in Hanoi, when we coordinated the Democracy and Human Rights cluster of workshops. He was truly dedicated and untiring, as well as amiable and inspiring to work with. And when we in the AEPF had some problems along the way, due to the diversity of our cultural and political back-grounds, Sergio served as an effective bridge, interpreter and peace-maker. He carried out these roles easily, since he was at home in Asia and much appreciated by many people’s groups and NGOs that he supported with unstinting solidarity. We will surely miss his reassuring and unifying presence.
Tina Ebro, Institute for Popular Democracy, Manila

Je garde un très bon souvenir de Sergio : un homme dévoué, conciliant, ouvert, à l’écoute de tout le monde venant de tous les coins du monde. Que son sens du partage puisse nous servir de modèle dans la poursuite de l’œuvre de Lebret.
Florence Lumwamu, Brazzaville

Qui perdons-nous aujourd’hui ? Pour évoquer ce que je retiendrai de ma relation avec lui, je vous livre, comme on peut le faire pour d’autres personnes qui nous marquent et nous manquent, une anecdote sympathique et une réflexion. L’anecdote ? Premier contact avec Sergio, à la fin des années 1980, au Centre national du CCFD, service Asie. Juste avant, comme journaliste bon militant de la cause CCFD, mais assez néophyte dans la maison, j’avais été averti, si l’on peut dire, par un collègue : mise en garde à peine déguisée face à une approche du développement international jugée par certains trop idéologique, trop politique, et trop inconditionnelle dans ses solidarités… ce qui était peut-être en partie exact d’ailleurs. Or, qui ai-je rencontré, au service Asie du CCFD, pour recueillir les informations dont j’avais besoin sur les actions soutenues, en Chine et dans un point chaud des Philippines ? Un homme avant tout accueillant et coopératif, quoique un peu circonspect et prudent face au véhicule de diffusion d’informations que j’étais. Cette prudence de Sergio, n’était pas due à une volonté de retenir des informations pour protéger son pré carré, mais à un souci très fort de ne pas mettre en difficulté les actions engagées par le CCFD, et encore moins les partenaires qui étaient les siens dans les pays en question. Pragmatisme, fraternité, respect infini des partenaires qui risquent gros dans leur action de libération, préoccupation d’inscrire la solidarité internationale dans la durée. La réflexion ? Il se peut que les convictions et l’expérience de Sergio aient débouché parfois sur une propension à être déçu des autres organisations, ou déçu de son Église, et à adopter des positions selon lesquelles il était finalement d’accord avec pas grand monde… Mais était-ce pour autant de l’intransigeance ? Je ne le pense pas, et je mettrais en avant ce qui était le cœur de son attitude : un ensemble de convictions et la maturation d’une pensée personnelle, dont les fondements et les finalités étaient exclusivement tournés vers la construction, inlassable, d’un monde de justice. Aujourd’hui, j’ai besoin, nous avons besoin, de femmes et d’hommes qui sont enracinés dans un projet stable pour l’humanisation du monde, et si cela les conduit à dire « non » aussi souvent ou même plus souvent que « oui », c’est finalement tant mieux. Sergio a été parmi nous quelqu’un qui refusait constamment d’être un tiède ; c’est de cela que j’aurais dû le remercier de son vivant, c’est pour cela que maintenant, j’ai envie de le bénir, de « dire du bien » de lui.
Vincent Berthet, ancien directeur de la revue Économie et Humanisme

Pendant tant d’années, Sergio a apporté, avec savoir-faire et compétence, sa pierre à la recherche sur le Développement et les Civilisations : et ces marques resteront.
Marie Chauvineau, ancienne d’Économie et Humanisme, et des Amis du P. Lebret.

Our respected friend has passed away taking with him the much mutual understanding and humour that we badly need in this world.
Bui Ba Binh, Hanoi

Sergio avait le don de cultiver l’amitié à travers des liens de coopération. Ce qu’il a tissé et construit restera. C’est ce qu’il faut penser dans ces moments de désarroi face au départ d’un être cher.
Alain Le Moal, Morlaix

Hago llegar ante ustedes las sentidas condolencias por la desaparicion fisica del camarada Sergio. « Los que mueren por la vida no pueden llamarse muertos. »
Jose Rafael Caldera y familia, Vénézuela

Après son engagement à la JOC, quel travail il a continué à réaliser à travers tous les continents pour que les gens prennent leur destin en main et trouvent les moyens de faire évoluer leur vie, leurs institutions et leur pays vers plus de démocratie, de respect, de dignité. Quel homme sérieux et à la fois clairvoyant et chaleureux. Son regard exprimait tant de choses positives.
Raymonde Harchies, Bruxelles

En union intense avec le Centre Lebret, avec mes ami-e-s du CCFD et très particulièrement avec sa chère famille, j’offre ces jours-ci ma prière eucharistique au Dieu d’Amour qu’il a tant aimé et servi à travers le monde, surtout en Asie et au Viêt-nam. Adieu bien cher Sergio, au nom de tes amis et amies du Viêt-nam qui ne sauront t’oublier.
MaiThanh CND, Viêt-nam

It is with great pain that I write this to tell you how much I grieve with you all on the demise of one of the great members of our Lebret family, our dear Sergio. He has been an intimate and faithful friend to me right from the time we met as office bearers in the International Young Christian Work-er¹s Movement (IYCW) from the year 1975. From then on we have grown together in content, involvement and friendship. Man of great faith in humanity, he dedicated his life, right from his very young age, to uplift the downtrodden and make them realize their human dignity. He lived all the dimensions of being human in his local and international relationships and thus became a world citizen, a prototype of a real human we dream to see in the new society of perfect love, peace and harmony. We all know how much he involved himself and worked hard to give the Centre Lebret-Irfed a great visibility at the International level. In spite of all our financial problems, we in the International Lebret Network are proud of our Lebret heritage being reasserted as a viable global alternative to the ailing world of ours. Sergio has played a great role in the human and divine task. My deepest desire is that all of us who are working and struggling together for ONE HUMANITY will one day wake up in that new world to embrace each other and the millions of our brothers and sisters with joy and unadulterated love.
Mathias V. Rethinam, Madurai, Tamil Nadu

Nous serons en communion avec vous lors de la célébration de l’eucharistie pour rendre grâce pour l’engagement fécond de Sergio au service de l’homme et de sa dignité.
P. Jacques Turck, Conférence des évêques de France

Je garde de Sergio cette confiance et cette bonté qu’il avait pour les autres, cette sagesse opiniâtre et ce talent de faire avec les autres pour des avenirs qui nous sont communs. Nous sommes tous riches de cet ami que nous perdons mais qui reste avec nous pour nous encourager vers le meilleur du développement, selon la belle expression de Lebret.
Yves Ferry, MAS Méditerranée

I’ll remember Sergio as a very kind and committed person. I wish the Centre Lebret all the strength needed to deal with this loss.
Pietje Vervest, TNI, Amsterdam

Continuez ! Un verre d’eau donné au nom du Christ n’est jamais perdu. À plus forte raison quand on aide les gens à découvrir les sources… L’eau vive jaillira et pourra désaltérer en abondance.
Mgr Gilbert Aubry, évêque de La Réunion

Je suis très triste en apprenant la nouvelle sur Sergio. J´avais de bonnes relations avec lui ainsi que mon mari, nous avons même planifié un échange des expériences au futur. En ce qui concerne nos contacts, j´apprécie beaucoup toutes les informations de la part du Réseau international Lebret et j´espère continuer notre coopération.
Lidmila Nemcova, Prague

Il était plus qu’un ami ! Ses valeurs, sa philosophie méritent vraiment d’être restituées. Pierre Enocque François, Port-au-Prince. Je le connaissais peu, mais dès le premier contact, sa gentillesse, sa chaleur communicative donnaient l’impression d’une longue amitié. C’est suffisamment rare pour ne pas l’oublier.
M-Laure Dénès, Justice et Paix France

I join the countless friends of Sergio from the different continents of the world who are truly grieved by his passing away.
Teresita M. de Guia, Philippines

C’est avec une très grande douleur que nous apprenons la nouvelle du décès de notre ami Sergio. Nos prières pleines de gratitude pour tout le service rendu, avec grande générosité et foi, l’accompagnent.
Sr Marie-Bernard Alima, Justice et Paix, Kinshasa

Quelle tristesse ! Et quelle vie magnifique ! Sergio sera toujours avec nous, car il nous a donné le témoignage d’une vie entièrement donnée à la fraternité universelle. Peut-être est-il significatif qu’il soit mort au moment où était publiée l’excellente encyclique Caritas in Veritate qui reprend beaucoup d’idées du P. Lebret et de ses disciples.
Jean-François Giovannini, Berne

Je m’associe de tout cœur à la douleur de la famille et de toute votre équipe. Que l’espérance soit la plus forte dans les cœurs. Son travail au service de l’homme dans toutes ses dimensions restera un message pour tous.
Mgr Jérôme Beau, Paris

Dans ces moments si douloureux, avec tous mes amis de la Direction nationale, nous sommes de tout cœur avec vous et toute sa famille. Sergio s’est consacré à développer la solidarité, toujours avec un grand dévouement.
Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français

I have met Sergio and appreciate very much his views and work for integral human devel-opment. While sharing in your sorrow, may I encourage you to continue his mission now and the years to come, prayerfully and fraternally.
Fr. Tissa Balasuriya, OMI, Sri Lanka

Sergio foi meu companheiro de trabalho, muita coisa aprendi com ele, e era como se fosse o meu irmão mais velho. Com ele aprendi e reforcei a dinâmica do trabalho na perspectiva de Lebret. Nunca o esquecerei. Que a sua alma descanse em paz, e a sua obra viva em cada membro da rede Lebret e das comunidades en que ele esteve presente.
Carlos Roque, Maputo

We feel that we are left with greater challenges to take forward and we are sure that he will be with us in spirit. We spoke much in the past about the changing attitude of funding partners and development policies that often negate the very fundamental principles and values for which they had been initiated. The tasks ahead of us are big and our concerns are not much considered by the resource agencies in the North. Sergio was a wonderful person, concerned about the development of the poor and who gave meaning to devel-opments taking place in the world. He was a man who wept when the poor cried. It is very rare to find persons like him. Both the Centre Lebret-Irfed and AREDS are in a way in the same situation, trying hard to make our initiatives understood and get more persons to understand that this world and its resources should be at the disposal of each person, every person and the whole of humanity.
L.A. Samy, on behalf of AREDS and SWATE staff, Tamil Nadu

J’entendis une voix me dire, du ciel : « Écris : Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ; dès maintenant — oui, dit l’Esprit — qu’ils se reposent de leurs fatigues, car leurs œuvres les accompagnent. » (Apocalypse 14, 13). Je demande à Dieu d’être à tous la source ultime de réconfort et de force dans la peine du deuil, et de faire de nous tous les véritables héritiers de l’idéal de Sergio : « que l’Évangile du Christ soit partout œuvre de promotion et de développement de tout homme et de tout l’homme ».
Emmanuel Lafont, évêque de la Guyane

We all, CDC team, express our sadness for his death, because of all his sacrifice, energy, time, efforts to bring IRFED to Timor and continue to set up CDC till now. We Timorese from CDC would like to say that Sergio’s life has been a big benefit to change many people’s lives in Timor.
Joao Pinto, CDC, Baucau, Timor Leste

La mort de Sergio me surprend et me bouleverse : j’entends le son de sa voix. Mais je pense aussi à son ami Basilio et à la manière dont il m’avait aidé à préparer mon voyage au Timor alors que les Indonésiens amorçaient leur départ. Ce n’était là qu’un aspect de son activité. Il savait donner à son action la profondeur de la vérité chrétienne.
M. Dubost, évêque d’Évry

Sergio was a wonderful friend during our days of collaboration through CCFD and I regretted losing contact with him. In many ways he was a mentor for me, taking me with him on early visits to Ho Chi Minh City and to Cambodia in the 1980s.
Mark Raper, SJ, Jesuit Conference of East Asia and Oceania, Philippines

Notre citoyen du monde est parti, il laisse des amis dans tous les continents. Des amis qui comme lui ne se résignent jamais face à l’exclusion de l’être humain. À travers un vaste tissage de solidarité internationale Sergio donnait du sens au développement, du sens à la vie. Tu vas nous manquer énormément, Sergio ! Mais nous allons continuer le tissage de la fraternité pour un monde meilleur. Sans rêve, la réalité perd la saveur du défi !
Marilza de Melo Foucher, France et Brésil

The news over the passing away of Sergio Regazzoni shocked us very much. We still remember how he inspired us and was part and parcel of our struggle to reach our ideals of liberation for the oppressed people.
Your Indonesian colleagues, Ita Fatia Nadia and Hersri Setiawan

Je vous fais part de ma reconnaissance pour le très beau témoignage qu’il a laissé à plusieurs générations, particulièrement de militants et militantes de la JOC.
Reginaldo Andrietta, Brésil, ancien aumônier de la JOC internationale

Rezaremos para que su ejemplo de vida les dé fuerzas y ánimo en tantos proyectos.
Dr. Pablo Guerra, Instituto Relaciones Laborales, Montevideo

Toutes mes condoléances à la Grande famille Lebret-Irfed et à celle de Sergio qui m’offrait ses douleurs en me faisant compagnie à Montparnasse en novembre 2008. C’est un des souvenirs parmi tant d’autres que je garderai toujours de cet Homme au Grand Cœur.
Achille Biffumbu, Goma, RD Congo

Sergio était un type d’homme rarissime à trouver : intelligent, bon, humain, ouvert aux autres, doté de capacités de dialogue rares. Il savait établir des relations comme pas un. Il s’intéressait aux gens, aux pays les plus divers et leurs problèmes. Je me rappellerai toujours son arrivée courageuse dans un Liban en ébullition, le 7 mai 2005 (jour de retour du Général Michel Aoun après 15 ans d’exil). Il parlait un grand nombre de langues. Par dessus tout, c’était un homme modeste et efficace, un homme aimant qui s’intéressait de près à ses amis, que tout le monde aimait. Il savait distinguer l’essentiel de l’accessoire. Il a lutté jusqu’au bout pour maintenir le Centre Lebret-Irfed, le renouveler, le rajeunir, l’adapter, en faire un réseau vraiment international. Il avait lutté farouchement pour la fusion entre le Centre Lebret et l’IRFED pour assurer la survie et l’aggiornamento de l’héritage Lebret et cela jusqu’à ses derniers jours de service…
Boutros Labaki, Beyrouth

Je le connaissais peu mais suffisamment pour mesurer et apprécier la force de ses convictions. Je sais son engagement au service du Centre Lebret-Irfed et de la pensée de son inspirateur. Sa connaissance du monde fondée sur sa grande ouverture d’esprit et sa capacité relationnelle apportaient comme une lumière dans les discussions.
Louis Pilard, Rennes

Un des grands animateurs de la dynamique Lebret nous quitte. Il était de cette génération des hommes donnés et passionnés sans lesquels le monde passerait à côté de sa vocation.
Fr. Jean-Claude Lavigne, Paris, Socius du prieur provincial des Dominicains

J’ai appris le décès de Sergio, un « Grand de la JOCI ». Je n’ai pas travaillé directement avec lui, mais il m’a beaucoup aidé moralement lorsque j’étais à Bruxelles au secrétariat de la JOC. Un vrai frère, un ami, un guide, l’homme du don total aux autres, il le restera. Je me rappelle son franc sourire, ouvert à la vie. Pierre Perrard, Japon, aumônier JOCI de 1993 à 2000 Je suis très touché en apprenant la triste nouvelle de la mort de notre bienfaiteur Sergio. Durant notre cycle de formation, il était un facilitateur hors du commun. Au nom des autres bénéficiaires de la formation, je partage la peine et la douleur que la famille et le Centre Lebret-Irfed éprouvent par cette perte.
Daniel Matthieu, Haïti

I’d like to express my deepest condolences on the demise of Sergio Regazzoni, one of my best friend from France, to his wife and daughters, all of his friends and colleagues. Hopefully his soul is placed in peace in heaven.
Effendie Tanumihardja and Bud-dhist Community in Yogyakarta, Indonesia

Je n’ai pas eu personnellement le plaisir de rencontrer Sergio mais il était très connu et les « anciens » de la FIMARC l’ont toujours cité comme référence.
Daisy Herman, secr. générale, FIMARC

Je garde de lui le souvenir d’un homme chaleureux, fin connaisseur des problèmes du monde et d’une grande ouverture d’esprit. Je pense que pour le Centre Lebret-Irfed c’est une grande perte. Après toutes les difficultés que vous avez traversées, puisse-t-il, de Là-Haut, continuer à faire vivre ce Centre pour lequel il a donné le meilleur de lui-même !
Sr Geneviève Lebreton, Rennes

Il n’y a pas de mot suffisamment approprié et juste pour exprimer ce que Sergio fut pour chacun de nous et collectivement. C’est son humanité et son humanisme qui nous ont tous portés et touchés. Je ne peux que remercier le Tout puissant de nous avoir fait cadeau d’un tel homme, ami et compagnon de route. C’est vraiment très dur à accepter, mais c’est la vie. Il reste vivant dans nos coeurs et dans tout ce que nous faisons et ferons au nom des valeurs du P. Lebret.
Lily Razafimbelo, Antananarivo

Les échanges que nous avons pu avoir avec lui m’ont révélé un homme de grandes dimension et densité humaine, chrétienne et intellectuelle. Quel enrichissement pour moi d’avoir rencontré un tel homme rayonnant de charisme, de simplicité et d’humilité.
Félix Nadiejoa, Lomé

It is very sad to know good friend and good social worker for the societies who just passed away. I would like to pass my sincere condolence for his soul which is alive forever in our heart.
Bishnu Bhatta, Nepal

Ceux qui l’ont bien connu garderont le souvenir d’un homme exceptionnel, universel et si fraternel.
Lucie Baltassat et les membres de Savoie Mont-Blanc Eco Solidarité

Les messages pour te dire au revoir arrivent des quatre coins du monde, des cœurs de ce réseau d’amitié auquel tu t’es donné sans retenue. Réseau de lutte et de conviction, d’écoute et de partage, initié par Lebret, continué par des hommes et des femmes qui se reconnaissent au delà des frontières et des générations, convaincus d’une humanité responsable aux multiples dimensions, partagée par tous les acteurs de ce monde d’aujourd’hui.
Jovite de Courlon, Rodez

J’avais trouvé en lui un ami bien que nous ne nous soyons jamais vus. Je l’ai suivi par mail, sms et téléphone à l’hôpital et en Suisse ; on se connaissait bien, c’est un homme affable, calme et chaleureux, toujours disponible, possédant l’Intelligence du cœur. Il m’a beaucoup aidée au travers de son amitié pour supporter le départ de Julien (début 2009). Julien, en avance sur les lieux lointains, va l’accueillir, j’en ai l’intime conviction. J’ai pleuré à votre annonce, comme si Sergio était un frère.
Frédérique Pesso, dont le fils, Julien, a été équipier Irfed au Timor

I knew Sergio as heading the Asia Desk of CCFD when I was a newly-arrived political asylum seeker from Malaysia. I remember Sergio clearly for this distinct quality of his – he did not hesitate to cut through all bureaucracy to help us in our daily lives and, especially, to continue our struggle for human rights and justice in our homeland. For this, I am eternally grateful to Sergio like the many, many in my category.
Juliet Chin, ex-political prisoner of Malaysia, Asylum seeker in France in 1982

Sergio, sache que te rencontrer et travailler avec toi a été très important dans ma vie. Je suis triste que le monde perde quelqu’un comme toi. Tu seras une inspiration pour ma vie d’adulte.
Gwennhaëlle Scotet, salariée du Centre Lebret-Irfed en 2008

Je suis très triste avec la nouvelle de la mort de notre bon ami Sergio. Je garderai toujours le souvenir de son sourire franc et accueillant, à chaque fois que ma femme et moi visitions le Centre Lebret à Paris, et son intérêt à me faire participer aux réflexions en cours.
Chico et Stella Whitaker, São Paulo

Je me souviens de tant de moments vécus ensemble soit au Cambodge, à Genève et peut-être aussi aux Philippines… mais ma mémoire s’obscurcit un peu. Je suis sûre qu’un homme comme Sergio a déjà reçu le multiple après une vie de don total aux autres, par sa passion pour la justice et le développement pour tous.
Elisa Lieke Coenegrachts, Phnom Penh

Man of optimism, cheers, hopefulness, involvement, concern and gratitude, so close to being a complete human person. I brought back to AREDS and SWATE his look, touch and trust in change. Thank you Sergio for the enquiry on the political action of Women Front and our arrest, when we met last. That’s so much for our women to journey forward.
Christi Samy, Tamil Nadu

J’aimerais vous dire que bien qu’après son départ du CCFD nous n’ayons pas eu une relation très soutenue avec Sergio, sa disparition a créé en moi un vide que je ne soupçonnais pas, comme vidé d’une énergie vitale qui au fond de moi alimentait mon être profond, comme une source tellement profonde et essentielle que je n’en avais pas conscience et que je découvre avec douleur aujourd’hui et qui me révèle qui était Sergio pour moi et dans ma vie. Je pense qu’en plus d’un ami dont l’amitié s’est construite tout au long de notre engagement au CCFD, en particulier dans la solidarité avec des pays qui exigeaient de fortes convictions comme le Viêt-nam, la Chine, la Corée du Nord, il était au fond de moi une référence pour les questions fondamentales, les questions touchant au Sens de notre vie et de nos actes. Il reste la personne qui a incarné le plus haut niveau de solidarité du CCFD avec les pays asiatiques, bien au delà du simple financement de projets avec une véritable vision politique, diplomatique dans un sens de l’Église reconnu au Vatican même par les personnes en charge de relations avec ces pays. C’est un très grand ami « des profondeurs » que j’ai le sentiment de perdre et aussi une grande figure de ce qu’a de plus noble la solidarité internationale… aujourd’hui trop souvent dévoyée en marketing humanitaire ! Nous avons eu une grande chance de vivre avec Sergio, lui l’artisan des liens au-delà des distances et des différences culturelles.
Marc Berger, SIDI

On behalf of CORDAID I’d like to express my sincere condolences with the passing away of our good friend Sergio. Be assured of our prayers for his soul and for all of you. We shall continue the work in the spirit of Sergio and keep his spirit and memory to him alive in our endeavours for the Common Good in this world. We thank him for the many, many years of good partnership and solidarity. May the Almighty reward him abundantly for all the good he did.
Jan Nielen, CORDAID, the Netherlands

J’ai connu le nom de Sergio au début des année 80 quand je travaillais dans le développement communautaire à Yogyakarta. Ce n’est qu’en 1987 que je suis passé à Paris pour rencontrer Sergio au CCFD. Je me rappelle bien de ma première impression de lui : grand, beau, net, soigné, gentil, jovial, poli et plein d’humour. L’année suivante, il est venu visiter l’YPR (Fondation de l’habitat populaire), un bâtiment sur pilotis comme les maisons traditionnelles en Asie du Sud-Est, dont la construction n’avait pas été terminée. Impressionné par le bâtiment, il a offert un soutien financier pour terminer la construction. Le soutien suivant du CCFD à l’YPR était une bourse pour mes études en France que je recevais à partir de 1989. C’était aussi, pour l’YPR, la période de tiarap (corps allongé à plat-ventre, visage vers le bas, position sûre sous les tirs des armes à feu) due au régime répressif de Soeharto. Malgré cela, la relation entre le CCFD et l’YPR continuait. Après la chute de Soeharto en 1998, l’YPR a commencé à bouger, elle a reçu des fonds du CCFD pour un projet de petite entreprise d’élevage de vers de terre. Puis, pour les activités de « développement urbain participatif basé sur les kampongs »… En 2000, Sergio est revenu à Yogyakarta pour participer à un atelier sur « Spiritualité et globalisation » initié par le Centre Lebret et accueilli par le FPUB (Forum des communautés de foi). C’était le dernier voyage de Sergio en Indonésie. En dehors de sa relation avec l’YPR, je pense que Sergio est une figure internationale méconnue. Il était actif dans des mouvements sociaux et de solidarité depuis son jeune âge. Il a parcouru le monde entier, notamment les pays en développement (y compris des pays sous les régimes autoritaires ou totalitaires) pour bâtir et maintenir des relations avec des figures locales de mouvements sociaux, y compris des figures qui étaient bannies ou souterraines. Son réseau social était si fort et si vaste qu’il y a un terme connu parmi ses amis : « réseau Sergio ». Cependant, en dehors de son réseau social, Sergio était presque inconnu du public. La raison fondamentale en est, à mon avis, qu’il était plein de modestie ; il ne voulait pas être remarqué, célèbre ou connu par la société. Il apparaissait rarement devant le public. Il maîtrisait diverses langues et lisait beaucoup de livres, mais il n’écrivait pas de livres ou d’articles à publier. Il partageait ses idées, réflexions, pensées et connaissances de façon personnelle et informelle avec des personnes-clefs des mouvements sociaux. Il était un faiseur de paix au milieu des conflits politiques, un « travailleur silencieux » qui bâtissait, sans bruit, un réseau social de figures-clefs de divers pays et nations.
Darwis Khudori, Paris, Le Havre, Yogyakarta

Mit großer Betroffenheit habe ich von Euch die Nachricht vom Tode Sergios erhalten. Ich bin zutiefst traurig. Ich denke noch sehr oft an die gemeinsame Zeit in Brüssel.
Sigrid Schepers, Deutschland

Je garde surtout de Sergio le souvenir de notre collaboration durant ses premières années à la direction du Centre Lebret : nos voyages à Montevideo, au Brésil, en Inde, tous ces réseaux qu’il me faisait découvrir, nos rencontres à Paris où je le retrouvais toujours avec joie. Sergio m’a toujours marqué par la profondeur de son engagement, la qualité de ses relations, son attention à chaque personne rencontrée comme au vaste monde. À son contact, j’ai appris tant de choses. Je n’oublie pas, plus récemment, tout son intérêt pour la préparation du colloque de St-Jacut à l’automne 2007, malgré ses soucis de santé. Sergio nous quitte trop tôt, comme Lebret. Je sais les valeurs que nous partageons avec Sergio, nous sommes sur cette terre des chenilles rampantes, mais des chenilles qui se sentent pousser des ailes de papillon, appelées à éclore un jour dans le grand soleil de Dieu.
Paul Houée, Bretagne Espérance Solidarité (BRES) et APES St-Brieuc

À la JOC, au CCFD, puis au Centre Lebret et à PHSI (Promotion humaine et solidarité internationale)…, partout Sergio a imprégné sa vision universelle de la solidarité vécue au quotidien et de manière permanente par son témoignage personnel et ses multiples engagements. Partout il a fait éclore les virtualités et les capacités cachées des êtres rencontrés. Partout il a su détecter les créations de vies nouvelles en leur impulsant les valeurs universelles. Nous garderons de lui l’image d’un Homme debout, un Homme complet, un Homme qui a beaucoup semé, un Homme qui a beaucoup contribué à changer le monde.
Jo et Denise Weber, Strasbourg

Let’s keep in touch in our common spirit of justice and peace for all human beings.
Elga Sarapung, Indonesia

Sergio nous a tant donné, dans le travail et par sa chaleureuse personnalité. Il laisse un grand vide. Pourquoi des personnalités si riches doivent-elles souvent quitter le monde si tôt ?
Immita Cornaz, Genève

Une chose est certaine, Sergio a bien rempli son ministère et il est parti en paix. Je suis certain que sa place est vide. Nul ne le remplacera. Laissons-le partir, faisons notre chemin, nous le rencontrerons un jour.
Anice Ladouceur, pasteur, Haïti

J’aimerais tellement être avec vous en ce moment, pleurer avec vous. Vous, ma famille de cœur et de valeurs dont un des piliers vient de partir. Moi qui suis loin, je n’ai pas l’impression que ça puisse être vraiment vrai, parce que vous tous sans Sergio, c’est pas possible. Le centre sans Sergio, sans ses blagues à deux balles, sans son sens aigu de l’injustice, sans son intelligence de l’autre, sans sa haine du conflit sous toute forme qu’il soit (qui nous exaspérait comme il se doit dans toute famille normalement constituée), sans son accent suisso-italiano-je-sais-pas-quoi, sans cette gentillesse de tous les moments, sans tous ces moments de rigolade, là, à la cuisine du Centre, entre une barre de chocolat noir-orange et un petit café à l’italienne, sans cet acharnement à croire que l’humanité vaut quelque chose et qu’on doit se battre pour ce quelque chose, sans sa sagesse et sa connaissance du monde, sans ses quinze ordis allumés, msn, skype, toujours en ligne, sans sa vision clairvoyante et pas politiquement correcte du monde, sans ses râleries contre l’administration, les commissions des banques, sans sa facilité à se débrouiller dans toutes les langues possibles et imaginables… sans tous ces petits rien qui faisaient de lui une personne extraordinaire et tellement attachante. Je garderai toujours l’image de Sergio avec des fringues complètement ridicules aux couleurs du Brésil en l’honneur de mon mariage avec Jair, ça c’était bien lui : quelqu’un de suffisamment sage pour n’avoir pas besoin de se prendre au sérieux… Merci pour tout ça, senhor Regazzoni. C’est toujours quand on perd quelqu’un de manière si radicale qu’on se rend compte des moments de grâce perdus, de la vie qui passe sans qu’on ait le temps de faire des adieux et des merci à la hauteur de ce que cela devrait être.
Mathilde le Tourneur, Porto Alegre (salariée du Centre Lebret-Irfed jusqu’en 2007)

Avec Sergio, nous perdons, du moins de ce coté-ci, dit « bas-monde », de nos vies, un Pilier d’angle. Vincent Cosmao nous a laissé réflexion et vision, Sergio nous a laissé un réseau fraternel. Continuons sur leur chemin marqué par l’espérance.
Bernard Lecomte, Bonneville

Ici en Indonésie on essaye de se réjouir avant tout. Parce que le défunt va quelque part, qu’il continue un chemin, et parce qu’il a eu une vie accomplie ici. Nous devons être fiers et heureux d’en avoir partagé des bouts, petits ou grands.
Jean Cyril Dagorn, stagiaire au CCFD

L’annonce de la mort de Sergio ressemble à ces nouvelles impensables qui viennent bouleverser nos vies et nous parlent de l’essentiel. Comme l’a dit l’un de ses amis, « le monde va un peu mieux grâce à des hommes comme lui. ». Il est vivant dans tous ceux qu’il a aidés à se mettre debout dans la dignité et le respect. Il est vivant, avec la foule immense de tous ceux qui, sur la terre comme au « ciel », savent qu’il n’est pas possible de prétendre aimer Dieu sans se mettre au service de ses frères. Je souhaite que nous le retrouvions présent en nous « de l’intérieur », avec son sourire, sa bonté, son a priori bienveillant et sa capacité de se révolter et d’agir !
Jacqueline Heinrich, Providence de Portieux

La cérémonie à l’église nous a beaucoup touchés. Les évocations de la vie de Sergio nous ont fait découvrir (ou redécouvrir) de belles pages de l’histoire des organisations où il a exercé des responsabilités et y a beaucoup apporté. C’est un rappel, pour nous, que l’action menée avec le sens de la valeur de l’homme peut faire évoluer vers le bien nos sociétés.
Gilles et Lucette Boudin, Villepinte

La notizia mi ha sorpreso e mi ha molto rattristato, per due motivi : il primo è che con Regazzoni scompare un’altra delle persone che avevano fatto del riferimento a Lebret il loro impegno di ragionamento e di vita ; il secondo è che avevo visto Regazzoni a Roma l’anno scorso e mi aveva colpito la sua energia e la suta tenacia nel tentare di consolidare, anche nella Chiesa, la eredità di Lebret. Davvero è stato un sodale di altissima qualità, per tutti noi ; e sono convinto che ci mancherà, ma che soprattutto mancherà a tutti voi di Rue de la Glacière.
Giuseppe De Rita, Italia

Sergio nous a quittés trop vite et trop tôt… J’ai toujours admiré sa grande discrétion. Il ne se mettait jamais en avant. Il avait toujours en revanche un mot d’humour ou une plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Et un accent inimitable qu’il avait gardé de son Tessin natal. Je l’ai connu au début des années 80 au CCFD. Nous y avons partagé bien des événements, heureux et malheureux. Nous avons aussi mené ensemble bien des combats. En 1996, Sergio m’avait sollicité pour conduire la revue du Centre Lebret Foi et développement, devenue par la suite Développement et civilisations. Nous restons tous désemparés devant sa disparition si rapide. Avec cette conviction d’avoir perdu quelqu’un de très cher et de très précieux, riche de conviction et de générosité.
François Bellec, Pornic

Je sais quel militant il était et quels efforts il a déployés pour l’animation de l’héritage de Lebret.
Hugues Puel, ancien directeur d’Économie et Humanisme, Lyon

Au retour d’une longue mission de l’étranger j’apprends avec stupéfaction et avec peine le décès de notre très cher SERGIO. Sa perte est une grande perte pour un combattant pour la justice, pour le développement contre la pauvreté, pour l’humanité et, pour moi, une grande perte d’un membre de ma famille. Nous avons combattu ensemble pour la paix du Cambodge et c’est grâce à lui que j’ai pu retrouver mon pays que je n’ai jamais osé espérer.
Nouth Narang, Cambodge

Ao saber do falecimento de Sergjo, meu pensamento foi invadido por lembranças de acontecimentos e momentos vividos ao longo dos últimos 40 anos (no movimento jocista, no CCFD, no Centro Lebret, entre outros). Resta-nos a certeza de que o amor não se acaba com a morte ; que a melhor homenagem que podemos prestar ao companheiro Sergio é continuar trilhando os mesmos caminhos e vivendo os valores e princípios que nortearam a sua vida de luta por uma sociedade planetária, justa, igualitária e democrática.
Angelina de Oliveira, Paraíba, Brésil

Je ne connaissais pas personnellement Sergio mais je vois, à toutes les manifestations de sympathie pour lui et sa famille, comment il a dû être quelqu’un qui a toujours fait passer l’humain en premier et toute l’humanité comme base essentielle à un mieux-vivre pour tous. Je retiens qu’il a été germe d’Église et porteur de l’espérance qui l’animait dans sa foi. Solide dans sa force de vivre, mais Dieu le rappelle à lui. Je me joins à vous dans la pensée et la prière et lui demande de continuer à nous accompagner, nous éclairer dans notre mission qui nous est donnée au CCFD, et être ainsi toujours en fidélité aux intuitions profondes qui nous font collectivement vibrer.
Pour le secrétariat de l’ACO qui se joint à moi, Jean-Paul Corriette

Sergio était un homme de relation, il avait la même simplicité qui faisait fi de toutes les hiérarchies, il avait spontanément la même gentillesse avec les conducteurs de cyclo-pousse d’Hanoi ou de Saigon qu’avec les évêques, les présidents de comités populaires ou de toutes les autorités. C’est par le CCFD que ma femme, Madeleine et moi, avons connu Sergio. Je reçus en 1988 un appel de Robert de Montvalon m’invitant à rencontrer Sergio, qui m’a alors dit son désir de me voir participer à une rencontre organisée par le responsable du Centre de pédiatrie d’Ho Chi Minh Ville et à procéder à une enquête sur les besoins sanitaires du Viêt-Nam. J’ai compris qu’il souhaitait m’associer à ce qui pour lui était l’essentiel de son action : multiplier les liens d’amitié et de fraternité entre les hommes au-delà de toutes les barrières de l’histoire, des idées politiques ou religieuses. Nous avons rencontré, ensemble ou séparément, quelques-uns de ceux que Sergio appelait des partenaires. Il y avait là des communistes, des bouddhistes et des chrétiens, mais, pour Sergio, ces différences ne comptaient pas, c’étaient seulement des hommes qui, au-delà des déchirements qu’avait connus leur pays et qui perduraient encore, travaillaient à rendre plus humaines les conditions de vie de leurs compatriotes. Pour illustrer l’esprit dans lequel Sergio menait son action au Viêt-nam je me réfèrerai à une rencontre organisée par Sergio à Danang, où, dans une réelle fraternité, se sont retrouvés des hommes et des femmes qui avaient participé à la guerre dans des camps opposés, des petits paysans, des professeurs, des prêtres, des évêques et des religieuses, un ancien ministre du G.R.P. et quelques amis occidentaux. Chacun se sentait reconnu dans son originalité et acceptait l’autre en reconnaissant sa différence. C’était là le miracle Sergio. Je m’en souviens encore aujourd’hui avec émotion.
Lucien Molinié, bénévole au CCFD

Nach der Nachricht von Sergios plötzlichem Ostern, will ich euch ein umso stärkeres Zeichen meiner Verbundenheit mit der ganzen Gruppe engagierter Menschen ausdrücken. Der ’letzte Dominikaner’ von "Économie et Humanisme" (Siehe : Développement et civilisations N° 374) hatte heute eine geschichtliche Zusammenfassung formuliert mit mehreren Etappen, in der letzten war nur mehr von Verwaltern die Rede - jedoch bin ich überzeugt dass wir - die von der letzten Etappe - gleichzeitig auch zu einer neuen Etappe gehören, denn "Nos yeux s’ouvrent" überall, u Sergio sowie wir alle, wir sind gebender u empfangender Teil davon !
Josef Pampalk, Autriche

Sergio m’avait sollicité pour rejoindre le Centre Lebret en raison d’anciens contacts à Bruxelles dans le cadre du Réseau Sud-Nord Cultures et développement.
Hassan Zaoual, Dunkerque, Bruxelles, Fès

Sergio was a lively, optimistic and positive person full of humanity and committed to a just and equal world. He will leave many, many saddened friends but many more people inspired by his life’s work.
Andy Rutherford, One World Action, UK

Au Centre Lebret : apprenant la mort de Sergio Regazzoni, je vous assure de ma profonde sympathie. Je suis un peu au courant de la place qu’il a tenue dans votre organisme ainsi qu’au CCFD. Il a magnifiquement servi la cause du développement intégral de toute l’humanité. En communion dans cette foi.
Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes

Je rejoins tous ceux qui seront réunis autour de la Mémoire de Sergio dont la personnalité, l’esprit d’engagement au service des grandes causes - le développement des peuples et la liberté intégrale des plus démunis -, et son amitié sincère, me sont aujourd’hui et pour toujours bien présents.
P. Agostinho Jardim, Cabinet du patriarche, Lisbonne

Sergio était, pour moi, bien plus qu’un ami : un compagnon de longue route, et le chemin que nous avons parcouru ensemble, les combats que nous avons menés au coude-à-coude, échecs ou victoires, ont été les moments particulièrement marquants de mon trajet de vie. C’est grâce à cette connivence, installée d’entrée de jeu entre nous, que se sont réalisées la rencontre, l’alliance, l’osmose entre le Centre Lebret et l’IRFED, au départ improbables mais nécessaires et fraternellement menées à bien, dans une totale et profonde complicité et complémentarité. On ne peut dissocier la personnalité de Sergio de ce qu’est, aujourd’hui, le Centre Lebret-Irfed - Développement et Civilisations. Son cheminement procédant d’engagements sociaux les plus vifs, sa connivence avec le monde des travailleurs où vivent, souffrent, luttent les moins bien nantis, sa foi dans la pleine réalisation de l’homme, spirituelle autant que sociale, ont éclairé la route de ceux qui ont cheminé de concert avec lui, dans sa sensibilité au grand message de Lebret.
Roland Colin, président d’honneur du Centre Lebret-Irfed

Ancien de la JOC et du CCFD, j’ai beaucoup travaillé avec Sergio dans la commission Asie. Bon travail au Centre Lebret.
François Anger, OPM, Paris

Que les graines de solidarité semées à travers son engagement continuent à fleurir et guider nos pas. Je ne pourrai pas être présent à la cérémonie religieuse mais je ne manquerai pas de lui rendre un dernier hommage dans un des temples voisins.
Olivier Langoisseux, équipier du Centre Lebret-Irfed au Timor

Quelques témoins parmi tant d’autres nous ont aussi écrit…

Giulio Fossi, Paris
Maria Ackermann, ancienne responsable nationale de la JOC Suisse alémanique
Luigi Scalzotto, aumônier Vicenza
Sudhan Thomas, New York
Gianpaolo, JOC Italie
Loreta e Silvano Pinel, Italie
J. J. Kusni et ses amis Dayaks
Suzanne Humberset, Ritimo, Paris
Bonn Juego, Philippines
P. Gildas Kerhuel, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France
Gaston Mulongoy, Fédération des droits de l’Homme, Lubumbashi, RD Congo
Jean-Jacques Pérennès, op, IDEO, le Caire, Égypte
Mgr Bellino Ghirard, évêque de Rodez
Lelio Bernardi, Roma
Jean-Marie Kalau, Université de Lubumbashi, RD Congo
Ricardo Cetrulo, Uruguay
Patrick Duquesne, Carhaix
Sr Christiane Lorcy, supérieure générale de la Congrégation des Filles de Jésus
Lenon Rodrigues, étudiant brésilien, stagiaire au Centre Lebret-Irfed en 2009
Lawrencia Kwark, secrétaire générale, ICMICA/Pax Romana, Genève
M. et Mme Langoisseux, parents d’Olivier (assistant au projet de développement à Timor)
Bertrand Fort, ministère des Affaires étrangères et européennes
Marieme Elie-Lucas, Women living under Muslim Law
Louise-Marie Fauvergue, prieure générale, et les Petites sœurs dominicaines
Denise et Pierre Ropars
Claude Delachet-Guillon, écrivaine, spécialiste de la Birmanie
Necker Dessables, Haïti
Hubert Barbier, archevêque émérite de Bourges, ancien évêque d’Annecy
P. Dominique Dye, op., prieur, et les frères du couvent Saint-Jacques, Paris
Monique Waterkeyn, MAS, Nice
Albert Gandonou, Chrétiens pour changer le monde, Bénin
Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes
Mgr Francis Deniau, évêque de Nevers
Henryane de Chaponay, Paris
Les soeurs de la Congrégation de l’Immaculée, Saint Méen-le-Grand
Prof. Gabriel Kalaba Mutabusha, directeur de l’Observatoire du changement urbain, Université de Lubumbashi
Véronique de la Martinière, CCFD, Paris
Monique Judenne, Équipes enseignantes, Paris
Brigitte de Panthou, directrice dép. des relations avec les partenaires, DCC
Christiane Escher, co-fondatrice du MCI, Genève
Sr Anne-Lucie Ri, Viêt-nam
Silvana Regno, Bruxelles
Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié
Sr Antoinette Forget, Lille
Pr Josef Sayer, directeur gral Misereor
Jérôme Coste, directeur de l’IRAM
Fred Martinache, ancien directeur du Centre Lebret
Cathy Meunier, CCFD, Paris
Hélène DurandBallivet, CCIG, Genève
Mgr Gérard Defois, archevêque émérite du diocèse de Lille
Gustave Massiah, ancien président du CRID et de Attac-France
Fr. Olivier Poquillon op., Permanent Delegate of the Dominican Order to the United Nations, Director Dominican Network -Dominicans for Justice and Peace, Gnva
Frédéric Debomy, Info Birmanie.
Sr Armelle Dehennault, Rome
Jiri Silny, Ekumenicka Akademia Praha
Alpo Ratia, Finnish AEPF Committee, Helsinki - the Etnia Association, Turku - the Friends of Asia, Helsinki
Sr Michèle Morel, Rennes
Fr. J. Joblin sj.
Benoit Willot, président de ECD/Irfed-Europe
Jean & Marie-Jo Bertrand, Maine-et-Loire
Monique Beaumer, ASTO, Palaiseau
Fanta et Camille Wolde Michael, Addis Abeba
Bernadette Denys, Paris
Julie Englinger, salariée du Centre Lebret-Irfed jusqu’en 2007
Mario et Marlène Gotto, Liège
Yolande et Claude Caillère, Montreuil
Bérengère Vernay-Cornet
Colette Marchal
Michel Marville, Genève
Colette Billet
Philippe et Nicole Pinglin
Danielle Vuianovith-Pruvot
Giovanni Carpenè, Italia
Michele Dinanno, Bruxelles
Gianpaolo Alimede, Italia
Sandra Longhini, Italia
Stefan Gigacz, Australie
Thierry Pecquenard
P. Gianni Pitton
Leo Baumfeld, Wien
Xaver Remsing, Linz
Gianni Falstis, Italia
Loreta e Silvano, Italia
Menotti Bottazzi, Secours populaire
Rosa-Miriam Ribeiro
José Figuereido, Genève
Catherine et André Duval, association Savoie Mont-Blanc Eco Solidarité
Jean Bouvignies, ancien de la JOC
Noëlle Brugneaux, Beauvoir-sur-Mer
Mgr Lucien Fruchaud, évêque de St-Brieuc et Tréguier
Régis Gruchy, ancien de la JOC
Gian Pietro Milani, Tessin
Gerd et Elisabeth Rathgeb, anciens responsables de la JOC d’Allemagne
Alain Durand, op., ancien directeur de DIAL (Diffusion de l’information sur l’Amérique latine)
Maya Jezewski, Babaylan, France
Jérôme Vignon, SSF, France et Conseil de l’Europe
Pierre-Henri Chalvidan, directeur de l’IPAG, Paris
Mgr Bunluen Mansap, évêque émérite de Ubon en Thaïlande
Jorge Balbis, ALOP, Mexico
Véronique Weber, Paris

« La mort n’est rien »

Poème attribué à Charles Péguy, d’après St Augustin

La mort n’est rien.
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.

Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
Nous le sommes toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait,
N’employez pas de ton différent
Ne prenez pas un ton solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble
Priez, souriez, pensez à moi.

Que mon nom soit prononcé
Comme il a toujours été.
Sans emphase d’aucune sorte,
Sans trace d’ombre

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée
Simplement parce que je suis hors de votre vue ?

Je vous attends. Je ne suis pas loin
Juste de l’autre côté du chemin
Vous voyez, tout est bien


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