LOGO -DCLI - Centre International Lebret-Irfed

Accueil du site > Documents > AEPF

La montée de l'extremisme religieux en Europe et en Asie : impacts et réponses

Compte-rendu de l’atelier organisé à Pékin dans le cadre de l’AEPF 7, octobre 2008

Atelier tenu le 14 octobre 2008

Sommaire
Note sur le concept
Programme
I. « Fondamentalisme » : un concept sujet à controverse
II. Analyse du phénomène
  • Rôle des media
  • Rôle joué au sein de la société par les mouvements politiques basés sur la religion
  • Politisation des religions
  • Religion des « minorités » et religion des « majorités »
  • Extrémisme religieux et contexte global
  • Diversité et dialogue
  • Mécanismes de la violence et fausses solutions

III. Conclusions et recommandations

NOTE sur le CONCEPT

L’analyse de nos sociétés aujourd’hui ne nous permet pas d’ignorer plus longtemps l’impact et l’influence du paysage religieux radicalement changeant sur la situation géopolitique des pays et des régions. L’écologie, la démographie, les droits,l’économie, la vie privée, les relations internationales sont d’une manière ou d’une autre marqués par les bouleversements qui se sont produits dans la sphère religieuse. Par ailleurs, nous devrions aussi nous poser la question : La globalisation et, plus récemment, la « politique de guerre et de terreur » des USA ont-elles joué un rôle déterminant dans ces bouleversements ?

La montée de l’extrémisme religieux dans nombre de nos sociétés non seulement présente un danger et une menace pour la vie des personnes, leur sécurité, et pour la consolidation d’une vie politique plus démocratique et pluraliste, mais son ampleur est telle, là où la terreur règne, qu’il est encore plus difficile de parvenir à des solutions.

Si cet atelier a pour objectif d’aborder ce problème particulier de la montée de l’extrémisme religieux, il sera aussi l’occasion de parler des relations entre religions et politique en général. Nous espérons parvenir à une meilleure compréhension collective du phénomène à la lumière des contextes différents en Asie et en Europe. Et, au delà de la simple compréhension du développement de ce phénomène, il nous semble plus intéressant, en définitive, de considérer la question : Comment pouvons-nous, ensemble, contrer l’extrémisme religieux ? Répondre à cette question n’est pas simple et ceux qui sont quotidiennement confrontés au problème en connaissent la difficulté.

L’atelier devrait aussi nous donner l’opportunité d’amener des personnes et des organisations engagées dans le réseau AEPF(1) et confrontés à ces problèmes dans leur travail et leurs activités, à se réunir et à explorer les mécanismes de solidarité les uns envers les autres.

PROGRAMME

Organisateurs de l’atelier et contacts :

  • Développement et Civilisations - Lebret-Irfed (DCLI) – France (Mme Sally Rousset)
  • Parti travailliste Pakistan (M. Farooq Tariq)
  • Société chinoise de développement et d’échange Asie-Afrique (Mme Wang Feng)

Modérateurs :

  • M. Yang Guang (Chercheur, Institut d’études d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord, CASS, Chine)
  • Mme Sally Rousset (Développement et Civilisations – Lebret-Irfed, France)

Première partie : Contribution des intervenants :

  • M. Farooq Sulehria (Fondation Travail Education, Pakistan) : La montée de l’Islam politique ;
  • Mr. Silvo Devetak (Institut d’études ethniques et régionales, Maribor, Slovénie) : Extrémisme religieux et ethnique en Europe ;
  • Mme. Wang Junrong (Chercheur, Institut d’études des religions, CASS) : L’influence du renouveau Islamique dans la politique mondiale ;
  • Ms. Pushpa Bhave (Forum du peuple pakistano-indien pour la paix et la démocratie) : Fondamentalisme religieux et l’expérience indienne ;
  • Ms. Elga Sarapung (Interfidei, Yogyakarta, Indonésie), Fondamentalisme chrétien en Indonésie.

Deuxième partie :
Débat et témoignages sur des initiatives et des solutions.
Discussion des recommandations concrètes adressées à l’AEPF et à l’ASEM.

Outre les réactions/contributions des participants de l’atelier, deux représentants des deux ateliers coorganisés par DCLI en Malaisie et en Belgique ont partagé les points essentiels soulevés dans ces ateliers sur les questions du fondamentalisme religieux et des mouvements politiques basés sur la religion.

  • Mme Musdah Mulia, (ICRP-Indonésie, pour l’atelier asiatique)
  • M. Antoine Sondag (Secours catholique et DCLI -France, pour l’atelier européen)

Rapporteur : Mr. Darwis Khudori (France/Indonésie)

I. « Fondamentalisme » : un concept sujet à controverse

Une discussion, lors de la rencontre préparatoire à la tenue de l’atelier, a conduit à changer le titre, qui de « fondamentalisme religieux » est devenu « extrémisme religieux ». L’intervenante chinoise, Mme Wang Junrong, s’est interrogée sur la pertinence du terme « fondamentalisme », lui préférant celui d’« extrémisme ». Selon elle, le terme « fondamentalisme » a été utilisé pour la première fois aux États-Unis au début du XXème siècle pour parler du phénomène des mouvements religieux qui conduisirent des chrétiens (protestants) à revenir aux éléments « fondamentaux » du christianisme.
Dans le monde musulman, le mot « fondamentalisme a deux significations. D’une part, il signifie retour aux éléments d’origine de l’islam, l’esprit tout autant que les éléments institutionnels et formels. D’autre part, il signifie retour au message initial et à l’esprit que l’islam portait à ses origines, ce qui n’implique pas nécessairement l’adoption des éléments formels et institutionnels, et n’est pas en contradiction avec la civilisation moderne. L’utilisation du terme « extrémisme » lui semblait moins équivoque et plus apte à ouvrir un espace de compréhension mutuelle entre approche séculière et approche religieuse..

L’argument de Wan Junrong fut appuyé par Siti Musdah Mulia (Indonésie) lors de son intervention sur l’atelier préparatoire qui s’est tenu en Malaisie. Le titre « Montée des mouvements politiques basés sur la religion » a été là aussi préféré à celui de « Montée des fondamentalismes religieux », et ce pour deux raisons : 1. Le terme « fondamentalisme » est un sujet de controverse chez les universitaires aussi bien que chez les militants des mouvements basés sur la religion ; 2. Ce qui est appelé « fondamentalisme », est une partie d’un phénomène plus large : la montée des mouvements politiques et sociaux basé sur la religion.

Néanmoins, la majorité des conférenciers, surtout les non-universitaires, ont fait usage du terme « fondamentalisme » durant leurs interventions et durant le débat. Les participants pakistanais expliquent que le terme utilisé chez eux aujourd’hui est « fondamentalisme religieux » sans ambivalence aucune, étant donné que ce phénomène et ses effets négatifs sont très présents dans la vie quotidienne de la population.

L’atelier qui s’est tenu à Bruxelles en septembre 2008, a aussi été aux prises avec cette question et a convenu des significations suivantes quand serait fait usage du mot « fondamentalisme » :

  • Un strict respect des éléments fondamentaux de la religion et le refus de les placer dans une perspective historique ;
  • Le refus du débat, de l’interprétation et de la médiation ;
  • La considération qu’une seule et unique voie conduit à la vérité ;
  • L’exclusion (ou même la destruction) de quiconque ne fait pas partie du groupe.

II. Analyse du phénomène

Rôle des media
Les média dominants jouent un rôle très important dans la provocation de l’extrémisme religieux. Farooq Sulehria (Pakistan/Suède) pointe la dictature des media occidentaux qui ont tendance à fabriquer un stéréotype simpliste des sociétés musulmanes (notamment pakistanaise) qui ne seraient peuplées que de femmes en burka et d’hommes portant des barbes foisonnantes. Pushpa Bhave (Inde) attire l’attention sur les media qui ont tendance à identifier l’individu à la communauté et la religion à la nation : quand un musulman commet un crime, alors tous les musulmans sont des criminels ; quand un groupe religieux d’un pays commet un attentat, alors toute la nation est terroriste…

Rôle joué au sein de la société par les mouvements politiques basés sur la religion
Tous les mouvements politiques basés sur la religion ne sont pas nuisibles pour les sociétés. Silvo Devetak (Slovénie) a donné quelques exemples d’Europe de l’Est où ils furent d’un grand secours pour la promotion de la démocratie et des droits humains dans les années 90.

Rendant compte de l’atelier préparatoire qui s’est déroulé en Malaisie en juillet 2008, Siti Musdah Mulia (Indonésie) a proposé un essai de typologie des mouvements basés sur la religion.
Dans un premier temps, elle a identifié quatre de leurs rôles : fournisseurs de service social (hôpitaux, écoles, orphelinats, logement, etc.) ; moyen d’émancipation (promotion de la démocratie et des droits humains, accès à la participation politique et à l’inté5 gration sociale) ; mouvements politiques masqués (dans les régimes totalitaires et autoritaires) et groupes de pression (dans les régimes démocratiques).

Elle a aussi noté deux tendances dans ces mouvements basés sur la religion : ceux qui recherchent un égoïsme communautaire et ceux qui recherchent un pluralisme communautaire, chacun de ces groupes présentant deux variantes.
Parmi les tenants de l’égoïsme communautaire, il y a les radicaux qui désirent imposer leur conviction à toute la société, de façon radicale, incluant violence et terreur. C’est ce que beaucoup de gens nomment « fondamentalisme », « radicalisme » ou « extrémisme  ». Il y a aussi les gradualistes, incluant des partis politiques, qui choisissent d’appliquer leur conviction de manière progressive.
De l’autre côté, les défenseurs du pluralisme communautaire sont caractérisés par deux attitudes : la tolérance et l’altruisme.
La menace réelle pour la paix et la sécurité vient en fait de la branche radicale des partisans de l’égoïsme communautaire. Tandis que la chance réelle pour la paix et la sécurité vient particulièrement de la variante altruiste des mouvements se reconnaissant d’un pluralisme communautaire.

Politisation des religions
« Même les non-croyants utilisent la religion pour conquérir le pouvoir politique », dénonce Pushpa Bhave (Inde). Cette « politisation », ce « mauvais usage » de la religion, voilà ce qui est nuisible. Les événements en Europe centrale et de l’Est, particulièrement dans les Balkans, ont illustré ce qui se passe quand les religions sont utilisées dans un intérêt militaire et nationaliste.

Une question a été soulevée par Antoine Sondag (France) : Comment se fait-il que le débat courant ait glissé des catégories sociopolitiques (basées sur les classes) vers des catégories culturelles (basées sur la religion) ?
Les participants ont mis en avant comment l’encouragement des mobilisations à fondement religieux, la désignation de certains groupes religieux comme boucs émissaires, la fixation de l’attention sur les seules dérives extrémistes d’une religion sont autant de mécanismes qui permettent à certains groupes sociaux de poursuivre, d’une manière voilée, des objectifs politiques et d’empêcher les peuples d’exiger que leurs gouvernants leur rendent des comptes en termes de responsabilité sociale et politique.
L’impact des tendances religieuses extrémistes est renforcé lorsque les gens se sentent « perdus dans la cité » comme cela arrive aux migrants, ou lorsque les sphères du social et du politique se désengagent de la prise en charge des besoins essentiels des populations. Comme l’a dit l’un des participants : « État faible (c’est-à-dire qui se désengage de l’espace du social), religion forte »…
La question a aussi été soulevée de savoir si l’intervention de l’Église pouvait avoir des effets positifs sur les décisions politiques et d’État. En guise de réponse, des exemples concrets furent donnés montrant les conséquences négatives d’une intervention religieuse en politique.

Religion des « minorités » et religion des « majorités »
L’extrémisme religieux existe aussi dans des groupes religieux minoritaires. Elga Sarapung a donné quelques exemples d’Indonésie où l’extrémisme religieux croît parmi les chrétiens, religion minoritaire et discriminée à Ambon et Poso, en réaction à la pression exercée par les musulmans majoritaires (introduction de la loi islamique ou Shari’a entre autres) et aussi à cause d’un complexe de « minorité » doublé de sentiments de peur. Toutefois, Pushpa Bhave, s’appuyant sur l’exemple de la violence dirigée en Inde par des groupes hindous contre d’autres groupes minoritaires, note que les groupes communautaires extrémistes de la majorité peuvent être plus dangereux que les groupes minoritaires.

Une autre raison pour laquelle les chrétiens chinois en Indonésie tendent à devenir extrémistes réside dans le fait qu’ils sont doublement minoritaires, ethniquement et religieusement. En Europe, des manifestations d’extrémisme religieux s’observent chez certains travailleurs immigrés (notamment musulmans) qui sont confrontés à un double problème : la discrimination et l’incompatibilité de leurs traditions religieuses avec celles existant dans les pays hôtes (lois familiales et individuelles, question de la polygamie, etc.)

Extrémisme religieux et contexte global
L’analyse de l’extrémisme religieux ne peut être dissociée de celle des problèmes globaux : hégémonie géopolitique de certains États (« superpuissances »), occupation territoriale, mondialisation.
Pour Silvo Devetak (Slovénie), l’extrémisme religieux est un élément de la crise planétaire, sans que l’on sache si l’humanité sera à même de la résoudre.
Farooq Sulehria relie la montée de l’islam politique d’une part à la faiblesse croissante des partis de gauche dans le monde musulman durant les années 1990 après la chute de l’Union soviétique et, d’autre part, à la perte de crédibilité des partis de masse, populistes et anti-impérialistes, tel le Parti populaire (de Bhutto) au Pakistan. La religion est devenue la seule plateforme anti-impérialiste disponible.

Il souligne avec force que les extrémistes religieux comme les Talibans, ne représentent, en aucune manière, une alternative à l impérialisme : ils sont les premiers à exploiter, opprimer, tuer ceux qui ne partagent pas leurs croyances…
Wan Junrong (Chine) souligne que, de tous les mouvements d’extrémisme religieux, ceux basés sur l’islam constituent une question globale : ils sont présents dans toutes les régions du monde et forment des réseaux transnationaux, tandis que ceux qui sont basés sur d’autres religions (bouddhisme, christianisme ou hindouisme) opèrent de manière limitée au niveau local et national.

Diversité et dialogue
Silvo Devetak a attiré l’attention sur le fossé profond qui existe entre Europe de l’Est et Europe de l’Ouest : les peuples connaissent peu de choses les uns des autres, et la religion européenne majoritaire (christianisme) manifeste peu d’intérêt pour les autres religions, qu’elles soient historiquement présentes en Europe (judaïsme) ou que le nombre de leurs croyants soit actuellement en croissance (islam).

L’Europe connaît également de plus en plus de frictions interethniques qui pourraient devenir une source majeure de division (le « syndrome du Kosovo  »). La réconciliation n’est pas encore commencée, et de nouvelles approches sont requises pour dépasser les différends historiques et les stéréotypes. Cette crise des identités est un terrain très favorable au développement des extrémismes religieux. L’Europe est face à un réel défi ; elle devrait être une communauté de personnes ; elle a besoin d’une affirmation forte des valeurs démocratiques communes qui rende possible « l’unité dans la diversité ». Cela signifie aussi prendre en compte les nouvelles valeurs véhiculées par l’évolution sociale de l’espace européen.

Le dialogue interreligieux fournit un espace où les gens ont la possibilité de s’asseoir et de parler ensemble :

  • Comment nous voyons-nous les uns les autres ?
  • Quels sont nos espoirs pour l’avenir du pays ?
  • Que pouvons-nous faire en commun ? Comment pouvons-nous construire un pont entre nos différences ?

Une des expériences analysées durant l’atelier de Bruxelles est la pratique du « dialogue interconvictions  » dans des communautés locales comme moyen d’une meilleure compréhension mutuelle. Dans un tel dialogue, ce n’est pas seulement la dimension spirituelle qui est prise en compte, mais la totalité de la personne (la personne en tant que croyante ou non-croyante, en tant que travailleur, en tant que parent, en tant qu’usager des services sociaux, en tant que résident du quartier ou du village, etc.)
N’envisager la personne que comme chrétienne ou musulmane ou hindoue, etc., risque de voir le débat se figer dans des confrontations doctrinales directes et diminue les chances de parvenir à des solutions consensuelles et concrètes.

Mécanismes de la violence et fausses solutions
Pushpa Bhave (Inde) a analysé quelques-uns des mécanismes de la violence. Ainsi qu’il a été mentionné ci-dessus, par identification d’une personne avec un groupe entier (par exemple, un acte terroriste perpétré par un musulman est considéré comme étant à l’actif de la communauté tout entière), et par identification d’une religion avec la nation (on parle d’Hindustan au lieu de Bharat pour nommer le pays), la classe hindoue dominante crée une atmosphère de peur et instigue une haine qui se traduit en actions violentes contre les groupes non hindous.

Ce qui vient d’être cité et le fait que tant de gens à travers le monde soutiennent les actes, pourtant odieux, de groupes extrémistes, montrent clairement que la « légitimité terroriste » repose sur une forte composante psychologique, qui est de l’ordre de la prise de pouvoir sur les esprits. Il ne s’agit donc pas là d’un problème militaire, et les solutions militaires s’avèrent contre-productives. Farooq Tariq (Pakistan) est en accord avec Pushpa (Inde) : « On ne peut pas bombarder les idées ».

Les organisations de la société civile ont un rôle prééminent à jouer : leurs idées, si elles sont mises en pratique, peuvent être beaucoup plus puissantes que les idées fondamentalistes. La voie vraie pour prévenir la violence fondamentaliste passe par l’éducation à la fois formelle (c’est de la responsabilité de l’État) et informelle (c’est de la responsabilité de la société civile).

Mais l’éducation en elle-même n’est pas suffisante. La question est de savoir comment renforcer la capacité des populations à influencer la prise de décision politique et à s’assurer que leurs problèmes sont pris en compte. Ce qui est en jeu ici est la participation citoyenne et populaire, et le lien entre démocratie représentative et démocratie participative.

III. Conclusions et recommandations

L’extrémisme religieux est une menace grandissante et un danger pour la société humaine. Ses causes dépassent les religions en tant que telles : il s’agit de l’usage abusif des religions comme moyen pour atteindre des buts politiques.

Afin de s’attaquer aux causes de l’extrémisme religieux, les participants de l’atelier recommandent ce qui suit :

1. Les organisations de la société civile doivent continuer à lutter pour la paix, la sécurité, les droits humains, la justice sociale, l’égalité et la réduction de la pauvreté.

2. L’État doit procurer un environnement favorable et des institutions qui assurent l’égalité d’accès aux ressources vitales et la liberté d’expression.

3. Une approche basée sur la religion d’un engagement politique et social doit transcender les différences et se soucier davantage des valeurs communes centrées sur l’être humain. La religion ne doit pas être prise en otage par des chefs religieux pour servir leurs propres intérêts et projets.

4. Une attention spéciale doit être accordée au rôle de l’éducation dans la lutte contre l’extrémisme religieux.

5. Une attention spéciale doit aussi être accordée aux dialogues inter- et intra-convictionnels, aux niveaux local, national, régional aussi bien qu’international. (Le terme « conviction » est ici préféré à celui de « foi » ou de « religion » car il prend également en considération les non-croyants ou ceux qui ne se reconnaissent pas dans une religion donnée).

6. Quand on utilise le dialogue comme moyen d’atteindre une meilleure compréhension et un meilleur vivre-ensemble, chacun doit considérer toutes les dimensions de la personne et pas seulement la dimension religieuse.

Préparé par Darwis Khudori et Isabelle Duquesne (DCLI, France)
Traduction : Marie-Thérèse Jehanno

Notes

[1] - Asia-Europe People’s Forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Contact | Mentions légales | Crédits