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Montée du fondamentalisme islamique et vivre-ensemble

Rapport de l’atelier participatif, Paris, mars 08

Sommaire
PRÉSENTATION DE L’ATELIER
II. RAPIDE PRÉSENTATION DU CONTEXTE RELIGIEUX INDONÉSIEN
III. RÉSUMÉ DES DÉBATS ET DES CONTRIBUTIONS DES PARTICIPANTS À L’ATELIER
  • 1. Symptômes et manifestations de la montée du fondamentalisme islamique
    • Qu’appelons-nous fondamentalisme ?
    • Les premières victimes du fondamentalisme islamique ne sont-elles pas la majorité des musulmans ?
    • Les droits des femmes systématiquement remis en cause
    • La question du respect mutuel
    • Lois communautaires spécifiques et atteintes aux droits constitutionnels de la personne
    • Des règles fondamentalistes qui se traduisent en lois parlementaires
  • 2. Un projet politique avec de multiples ancrages internationaux
    • Rhétorique fondamentaliste et fragilisation du système démocratique
    • Utilisation du terme charia
  • 3. Que faire ?
    • Éducation
    • Désacraliser les conflits
    • Le dialogue est-il toujours possible ? : toutes les idées ne se valent pas
    • Lutter sur le terrain du politique

IV. POUR CONTINUER LA REFLEXION

I. PRÉSENTATION DE L’ATELIER

Le centre Développement et Civilisations – Lebret-Irfed (DCLI) a organisé le 6 mars 2008 une rencontre-échange, profitant de la présence du professeur indonésien, Muhammad Machasin, de Yogyakarta. Ce professeur d’histoire et d’études islamiques est aussi imam et est engagé dans plusieurs activités inter-confessionnelles en Indonésie.

Une quinzaine de personnes, provenant d’Indonésie, d’Algérie, du Niger, d’Irlande et de France, ont échangé sur la question de la montée du fondamentalisme islamique et de ses implications sur le « vivre ensemble ».

À l’origine de cet atelier se trouvait donc l’intérêt porté par le professeur Machasin à la question de la montée de fondamentalismes religieux dans un pays comme la France, où le modèle de la laïcité est mis en exergue, contrairement à l’Indonésie.

Cet atelier s’inscrit aussi dans le travail conduit par DCLI autour de "Dialogue des civilisations et développement des peuples", pour lequel il a réalisé des séminaires à Beyrouth (2003) et Bangalore (2005). Il ne s’agissait pas d’un dialogue "inter-confessionnel" à proprement parler, mais d’un échange de témoignages et d’analyses autour de la montée de ce type de fondamentalisme, avec ses diverses expressions et facettes, dans nos sociétés.

Ce travail s’est ensuite inscrit dans les activités préparatoires au forum AEPF, auquel DCLI participera en octobre 2008 à Pékin, où nous co-organisons un atelier « Montée des fondamentalismes religieux et impact sur le vivre-ensemble ».

L’atelier a été animé par Darwis Khudori, enseignant à l’université du Havre.
Afin de préparer l’atelier, deux articles du Professeur Machasin sur l’islam civique et le fondamentalisme religieux, et trois contributions de Darwis Khudori sur le contexte religieux indonésien, ont été diffusés auparavant. (Ils sont disponibles sur demande auprès de DCLI).

II. RAPIDE PRÉSENTATION DU CONTEXTE RELIGIEUX INDONÉSIEN

Indonésie ne signifie pas unité culturelle. Le terme Indonésie désigne une unité politique fondée sur un archipel de plus de 17 000 îles, de 5 000 kilomètres de longueur (équivalent à la distance de Moscou à Londres), de 300 groupes ethnolinguistiques, de 5 religions transnationales, de centaines de croyances locales, ancestrales ou ethniques.

La constitution indonésienne repose sur le Pancasila, qui est fait de 5 principes :
- Croyance en un Dieu unique ;
- Humanité juste et civilisée ;
- Unité indonésienne ;
- Démocratie ;
- Justice sociale.

Elle garantit la liberté de conscience en matière de religion et de croyance mais les lois relatives à celle-ci limitent les religions et les croyances reconnues, et par conséquent autorisées officiellement par l’État. Toutes les lois en matière de religion sont considérablement inspirées ou imprégnées par les modèles de l’islam dans les conditions de la reconnaissance officielle des religions par l’État. Par exemple, une religion reconnue doit être monothéiste, avoir un livre sacré, avoir un prophète, avoir un rite…

Par conséquent, les religions reconnues s’adaptent à cette règle (le bouddhisme doit inventer un Dieu, Bouddha et Confucius sont devenus des prophètes).

Ainsi, les cinq religions autorisées (l’une d’elle doit apparaître sur les papiers d’identité) sont le bouddhisme, le catholicisme, l’hindouisme, l’islam et le protestantisme.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde, mais n’est pas un État islamique. Contrairement aux autres pays musulmans qui se soumettent à l’islam comme leur religion d’État, l’État indonésien n’appartient à aucune religion.

III. RÉSUMÉ DES DÉBATS ET DES CONTRIBUTIONS DES PARTICIPANTS À L’ATELIER

Un premier point soulevé par l’un des participants est qu’il ne faut pas se tromper de débat : la question de la montée du fondamentalisme islamique ne pose pas la question du dialogue interreligieux mais celle d’un mouvement mondial à visées de domination politique et qui porte atteinte aux droits humains. Certaines contributions posent des questions qui invitent à continuer la réflexion.

1. Symptômes et manifestations de la montée du fondamentalisme islamique

Les débats ont porté sur la façon dont est ressentie, dans la vie quotidienne, une montée du fondamentalisme islamique en Indonésie, en France et ailleurs, et ont amené à en distinguer divers symptômes et manifestations.

Qu’appelons-nous fondamentalisme ?
Selon le professeur Machasin, on peut parler de fondamentalisme lorsque une personne ou un groupe prétend qu’il n’existe qu’une seule vérité, la sienne, niant toute vérité autre et se refusant à la discussion. Le fondamentalisme peut être religieux, mais aussi philosophique. Cette attitude est profondément différente de celle qui consiste à admettre qu’il existe une vérité, mais que les chemins pour y parvenir sont multiples.

Les premières victimes du fondamentalisme islamique ne sont-elles pas la majorité des musulmans ?
Partout dans le monde, les premières victimes de ce fondamentalisme sont les musulmans eux-mêmes. En Indonésie, ceux qui défendent une vision non intégriste de l’Islam ont en général peu accès aux médias. Et s’ils expriment leurs idées, c’est au risque de leur vie, et ce, dans un contexte d’impunité pour les intégristes contre lesquels l’État ne les protègera pas.

Les droits des femmes systématiquement remis en cause
Les droits des femmes sont systématiquement remis en cause par les intégristes, que cela soit par des lois ou règles limitant leur liberté (instituées par l’État ou seulement la pression familiale), ou par le maintien, l’instauration ou le renforcement de codes du statut personnel les ramenant au statut de mineures à vie.
L’intégrisme, pris comme un mouvement international, vise à généraliser ce qui se fait de pire dans chaque pays. À titre d’exemple, on peut citer le mariage temporaire (ou mutah), au terme duquel les femmes se retrouvent dans des situations dramatiques d’exclusion sociale. Le mutah sert aussi à couvrir des faits pouvant être qualifiés de viol ou de prostitution.
Autre exemple : les mutilations génitales féminines : des imams locaux tentent par exemple d’ « importer » cette pratique au Sri Lanka et en Serbie.

Au niveau de la santé nous assistons à des évolutions inquiétantes : à Evry, une infirmière s’inquiète des conséquences sur le droit à la santé de certaines femmes musulmanes, notamment suite à l’augmentation, ces 15 dernières années, de cas d’interdiction par les maris de consulter des médecins hommes ou de suivre certaines prescriptions médicales (dispense de jeûne pendant le ramadan dans le cas d’une grossesse à risque).

La question du respect mutuel
Depuis quelques années, il devient de plus en plus difficile en Indonésie d’acheter et de consommer des produits alimentaires en journée pendant le ramadan, y compris pour les personnes non musulmanes. Certains participants évoquent aussi certaines occasions festives, en France, rassemblant les membres de certaines associations de quartier. Si on souhaite une participation large, il n’est aujourd’hui plus envisageable qu’alcool et viande de porc soient présentés sur la table, à côté de mets hallal. Pourquoi la totalité de la nourriture devrait-elle être hallal si les participants ne sont pas tous musulmans ?
Cela pose la question de la disparition de la réciprocité du respect dû à l’autre : « Qui respecte le droit du non-musulman à ne pas jeûner pendant ramadan, ou à consommer des produits que sa propre religion ou non-religion ne soumet à aucun interdit ? ».
Dans ces situations, les intégristes en profitent pour faire imposer – souvent en utilisant des personnes à court d’arguments et en les culpabilisant - des règles communautaristes au vivre ensemble. Ce qui, il y a quelques années, se passait sans questions pose soudainement problème.

Lois communautaires spécifiques et atteintes aux droits constitutionnels de la personne
Plusieurs exemples sont mentionnés par les participants.
On voit se multiplier les demandes de lois spécifiques de la part de certaines communautés. Par exemple au Royaume-Uni, où existent des tribunaux juifs orthodoxes reconnus par l’État comme compétents en certaines matières civiles juives (mariage, héritage, etc.) particulièrement en ce qui concerne le code de la famille, la communauté musulmane a demandé, au motif de traitement égalitaire, l’instauration d’une juridiction compétente en matière juridique civile basée sur la charia. (Plus d’information, voir article de la BBC )
En Allemagne, un juge a refusé de recevoir la demande en divorce présentée par une femme, arguant du fait que, dans son pays, seul l’homme peut présenter une requête en divorce.
Cela pose d’une part la question de la citoyenneté : les droits civiques ne sont alors plus les mêmes pour chaque habitant, s’il appartient à une communauté ou à une autre.
Cela permet, d’autre part, que l’idéologie portée par les intégristes trouve un espace d’expression légalisé, allant jusqu’à la possibilité de priver une personne de ses droits constitutionnels.

Des règles fondamentalistes qui se traduisent en lois parlementaires
En Indonésie, bien qu’il s’agisse d’un État laïc, des règlements d’applications des lois parlementaires intègrent de plus en plus d’aspects des « règles de vie islamiques ». En effet, depuis 2000, les provinces et régions votent leurs propres lois, ce qui a ouvert un espace d’expression des fondamentalismes locaux.
Dans cette évolution, les participants notent que ce sont les aspects formalistes de l’islam qui sont mis en avant, et non son essence, ses valeurs. La corruption, l’injustice sociale sont toujours là, mais on voit le développement de lois, de contraintes, de règles collectivement reconnues concernant l’exposition du corps en public (voile, tenues particulières, pornographie…), l’alimentation (nourriture hallal, viande de porc, interdiction de vendre de la nourriture ou de s’alimenter pendant le ramadan…), les activités quotidiennes (obligation de prière, couvre-feu pour les femmes…).
Ce phénomène recouvre évidemment aussi des intérêts économiques : pèlerinages, filière agroalimentaire et commerciale de nourriture hallal, en lien avec la religion, sont des secteurs économiques en expansion.

2. Un projet politique avec de multiples ancrages internationaux

Cette montée du fondamentalisme ne peut être analysée comme un simple fait religieux. Pour l’une des participantes, il faut plutôt le voir comme un mouvement ayant des ancrages dans de nombreux pays, visant à la prise de pouvoir politique par des groupes particuliers, une utilisation du religieux à des fins politiques. Elle insiste sur le fait qu’il n’est pas ici question d’islam, mais de fondamentalisme, qu’elle analyse comme un « mouvement politique fasciste et antidémocratique ».

Rhétorique fondamentaliste et fragilisation du système démocratique
Plusieurs participants ont souligné que l’on voit comment les fondamentalistes manient habilement la rhétorique et savent trouver les failles dans les processus démocratiques.
D’une part, en s’appuyant sur un discours bien construit, ils captent les aspirations légitimes de minorités plus ou moins opprimées, marginalisées ou confrontées au malaise d’une société occidentale face aux diversités culturelles qui se traduit par des attitudes de rejets ou d’exclusion sociale. Or le fondamentalisme, en s’inscrivant dans une position « procapitaliste », en portant des valeurs bafouant les droits des femmes, en niant le droit d’expression voire d’existence de ceux qui ne partagent pas ses fondements, n’est pas une réponse légitime aux aspirations des marginalisés.

D’autre part, en maniant les arguments de droit d’expression et de non-discrimination constitutifs de la démocratie, ils infiltrent les espaces laïcs et menacent les bases mêmes de la citoyenneté et de la séparation entre sphères du religieux et du politique.
Pour les organisations des droits de l’hommes, le défi posé est important et délicat. En luttant contre les atteintes aux droits de l’homme perpétrés par certains États envers des fondamentalistes (FIS, GIA notamment), des organisations comme Amnesty International ou la Fédération internationale droits de l’homme (FIDH) prennent-elles aussi en compte, et comment, la situation de ceux qui sont victimes de ces mêmes fondamentalistes ? Et comment mesurent-elles le rôle qu’elles jouent dans la problématique complexe qui risque d’avaliser des idées liberticides ?

Utilisation du terme charia
Le terme de charia est à utiliser avec prudence, car sa signification n’est pas uniforme dans la diversité des contextes géographiques et culturels. Elle est influencée par les traditions qui sont très différentes en fonction des États qui la pratiquent et qui ont leur histoire et leurs traditions propres.
La charia est une source de droit comme l’est le droit romain, cette source vient du Coran. Mais ce n’est pas la loi islamique : il n’existe pas de loi islamique vu qu’il n’existe pas d’organisation unique qui pourrait mettre par écrit de façon officielle, les règles de la charia.

3. Que faire ?

Lors du débat, certains moyens pour « gérer », pour faire face à cette montée ont été évoqués.

Éducation
Le professeur Machasin a livré la conception de son rôle comme professeur d’études islamistes. Il part du constat que moins on étudie l’islam, plus on est enclin à adopter des idées intégristes : les figures marquantes du fondamentalisme indonésien sont d’anciens étudiants en chimie, mathématiques ou physique, rarement en sciences sociales ou théologie.
Avec ses étudiants, il a recours à la maïeutique. En les amenant à questionner les fondements de la foi, il les guide vers une attitude de recherche au travers du Coran ou des grands écrits islamiques, afin de remettre l’islam dans son contexte historico-religieux et d’identifier et admettre l’existence d’une diversité des interprétations possibles.

Désacraliser les conflits
Il est important de désacraliser les conflits, et les dignitaires religieux ont la responsabilité de se prononcer en ce sens. Ainsi que le disait Gus Dur (Abdurrahman Wahid, ancien président de l’Indonésie) : « Dieu n’a pas besoin d’être défendu ».
Les guerres ont besoin de se faire « au nom de Dieu » : il est difficile de s’y opposer car ce serait s’opposer à Dieu. Mais les guerres n’ont jamais comme seule origine un désaccord religieux. Il y a une manipulation rhétorique et idéologique qui sert des enjeux économiques, territoriaux et de prise de pouvoir politique.

Le dialogue est-il toujours possible ? : toutes les idées ne se valent pas
L’une des participantes met en garde contre la généralisation du terme de « dialogue ». Parler de dialoguer supposerait que le fondamentalisme est une simple opinion parmi d’autres.
Or, comment dialoguer avec les porteurs d’une idéologie qui exclut toute controverse, en ne considérant qu’une vérité possible ?
Et surtout, il faut être vigilant au fait que toutes les idées ne se valent pas : une opinion n’est pas respectable si elle comporte des atteintes aux droits fondamentaux dont certaines peuvent être qualifiées de criminelles. Ou si, comme l’analyse cette participante, « elle présente des composantes de type fasciste » : croyance en une supériorité culturelle, imposition d’une loi supérieure indépendante de toute contextualisation historique, absence d’espace prévu pour ceux qui ont une croyance religieuse autre ou sont athées, droit d’éliminer ceux qui sont désignés comme hérétiques, etc.
Cependant, ce point pose une question complexe : veut-on dire qu’il ne faut pas dialoguer avec les fondamentalistes ? Rejette-t-on d’avance l’idée que le dialogue peut faire évoluer les idées des interlocuteurs.

Lutter sur le terrain du politique
Comprendre que la montée du fondamentalisme islamique est un mouvement politique avec des ancrages dans différents pays, antidémocratique, relevant d’une idéologie qui porte atteinte aux droits humains, implique que la lutte contre ce mouvement et ses manifestations ne doit pas se placer dans le champ du religieux, mais bien dans celui du politique. Il faut utiliser les cadres existants qui protègent les droits humains : déclaration des droits de l’homme, conventions internationales, qui sont bafoués par les composantes fondamentalistes de ces lois et règles.
Il faut maintenir la religion hors de la sphère de la politique.

IV. POUR CONTINUER LA REFLEXION

1. Quelques sites de références mentionnés lors de l’atelier

www.wluml.org
www.siawi.org

2. Quelques questions pour aller plus loin dans la réflexion

Les questions issues du débat, ainsi que celles nées en réaction, doivent permettre de prolonger la réflexion, notamment lors des rencontres en France, en Belgique, en Malaisie, dans le cadre de la préparation de l’atelier qu’organisera DCLI et ses partenaires au forum de la société civile Europe-Asie, qui doit avoir lieu à Beijing en octobre 2008.
Trois questions proposées par Yves Berthelot, président de Développement et Civilisations – Lebret-Irfed :

Interprétation du Coran
J’avais, à la lecture du dialogue entre Régis Debray et Claude Geffré dans Avec ou sans Dieu, été frappé de la force de l’idée que la révélation est continue et donc que les Évangiles doivent sans cesse être relus à la lumière des circonstances actuelles et de l’expérience des siècles passés. J’ai eu grand plaisir à retrouver dans les textes (de D. Khudori et M. Machasin) l’idée qu’il fallait lire le Coran à la lumière des circonstances dans lesquelles il a été transcrit et le fait que cette transcription s’est étalée sur plus d’un siècle. Beaucoup de catholiques se sentent assez libres par rapport aux interprétations de l’Évangile par l’Église en même temps qu’ils y voient un garde fou utile. Quels sont les institutions ou pratiques qui guident le musulman aujourd’hui dans la lecture du Coran ?

Fondamentalisme religieux et fondamentalisme économique
Dans la perspective de ne pas rejeter l’autre, il est bon de faire l’effort de comprendre pourquoi il adopte telle ou telle attitude. Le lien que fait le Professeur Machasin entre marginalisation et recours au fondamentalisme fait écho à ce que disaient les participants séminaire international organisée par DCLI à Bangalore qui voyaient dans la mondialisation néolibérale une machine à marginaliser et donc un pourvoyeur du fondamentalisme. Ils considéraient même que le néolibéralisme, tel que prêché par certaines institutions et certains pays, était un fondamentalisme. Ils soulignaient enfin que le fondamentalisme était promu par des personnes ou des groupes ou des pays en quête de pouvoir qui dévoyaient le message religieux et exploitaient la masse des marginalisés. Que penser de cette analyse ?

Dialogue et diversité
Les participants à la réunion de Bangalore étaient des membres d’ONG de terrain ; ils apportaient des réponses concrètes en accueillant les marginalisés quelle que soit leur religion et essayaient d’inclure dans les équipes de leurs ONG des personnes de diverses religions. Cela demande du courage, mais aussi un soutien : quelle implication pour les donneurs, les institutions, mais aussi les Églises au moment où certaines d’entre-elles semblent semble se sentir menacées et donnent l’impression de se recentrer sur elles-mêmes et leurs fidèles ?


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