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Programme 2008-2009

Nos thèmes de travail : pourquoi ?
Les acteurs de développement du réseau international veulent approfondir les 2 thèmes amorcés en 2001, car ils constituent des espaces transversaux d’action et de changement : “Relations société civile – pouvoirs publics” et "Dialogue des civilisations”.

1. Relations société civile – pouvoirs publics’’ :
Il faut renforcer la capacité des organisations de la société civile à dialoguer avec les pouvoirs publics, surtout que les populations subissent en premier les crises actuelles.
- En Afrique, malgré le processus de démocratisation en cours dans beaucoup de pays, le niveau de partenariat entre la société civile et les pouvoirs publics est faible et parfois conflictuel et les acteurs sont souvent isolés.
- En Haïti, la décentralisation et la participation citoyenne locale sont difficiles, et les partenaires de DCLI soulignent l’importance de la mobilisation pour que la réforme des collectivités territoriales ne soit pas un obstacle à la participation citoyenne mais permette d’agir pour réduire les inégalités sociales.
- En Amérique latine, depuis peu, les relations entre société civile et pouvoirs publics évoluent. Des initiatives d’intégration macrorégionales (Banque du Sud, accord régionaux dans le cône Sud, etc.) permettent des espaces alternatifs au modèle de développement en vigueur depuis 20 ans, mais la région s’interroge sur la gouvernabilité démocratique et sur une mobilisation venant « du bas » (populations indiennes, féminisme, groupes de citoyens, environnementalistes, etc.) Ce qui remet en question les formes traditionnelles d’action des organisations et d’exercice de la démocratie.
- La participation régulière depuis 1996 au Forum populaire Asie-Europe (AEPF) permet à DCLI d’élaborer, avec la centaine d’organisations européennes et asiatiques participantes, des analyses, des propositions, des solidarités et d’interpeller les gouvernements d’ASEM (Asia-Europe Meeting), en particulier sur les problèmes de sécurité des peuples, de droit et démocratie, et de justice économique et écologique,

2. "Dialogue des civilisations’’ :
Les conflits prennent souvent une forme identitaire ou religieuse, ce qui menace les possibilités d’un développement de tous. La gestion des conflits ou la réconciliation impliquent que soient prises en compte les diversités culturelles, sous peine de voir des solutions exogènes "tomber à côté". En Europe, où les institutions peinent à aborder, de façon équilibrée et respectueuse, les évolutions culturelles, le thème du vivre-ensemble pousse à des rencontres interculturelles et interconvictionnelles.
Le rôle central de DCLI est d’être facilitateur de ces rencontres, ce que lui permet la dimension ouverte de son réseau (pluralité culturelle, professionnelle, spirituelle de ses membres) qui ne le circonscrit pas à une identité en particulier. On peut rappeler ici que des rencontres ont permis, depuis 2001, le dialogue entre des personnes de cultures et de confessions différentes (les 5 principales communautés religieuse du Liban ; hindous, musulmans, dalits, en Inde ; etc.) pour aborder les questions du vivre-ensemble pour tous les groupes d’un même territoire.

Avec qui travaillons-nous ?

  • membres et leaders d’organisations de développement des différents continents :
    - membres du réseau international DCLI (environ 200 organisations ou personnes),
    - partenaires des projets et activités (en 2008 : environ 100 participants, dont 20 organisations),
    - organisations asiatiques et européennes membres du processus AEPF (500 participants),
  • lecteurs de la revue Développement et civilisations, des Cahiers de Développement et civilisations et des autres publications (1800 lecteurs « directs », individus ou institutions) ;
  • utilisateurs du site www.lebret-irfed.org (1200 utilisateurs différents / mois) ;
  • Réseaux et organisations auxquels appartiennent les partenaires directs (organisations de la CIDSE -Coopération internationale pour le développement et la solidarité-, réseaux œcuméniques, forums sociaux, coordinations régionales d’organisations populaires, etc.) ;
  • Utilisateurs du réseau documentaire Ritimo dont DCLI est membre (40 centres Ritimo en France).

Nos activités en 2008 ?

Pour plus d’informations sur ce point cliquer ici

1. La consultation du réseau international pour connaître leurs priorités sur les grandes questions de développement (thèmes, activités, partenaires)
2. Des ateliers "Montée des fondamentalismes et vivre-ensemble" : Organisation d’ateliers en France, en Belgique, en Malaisie et lors du forum AEPF (Asia-Europe People’s Forum) en Chine (octobre 2008), en partenariat avec des organisations asiatiques et européennes.
3. La capitalisation des 2 thèmes de travail : composition et diffusion de 5 opus de la collection Cahiers de Développement et Civilisations, dont le N° 2 consacré à une relecture actuelle et internationale de Populorum Progressio ;
4. L’actualisation et la publication des rapports des séminaires Beyrouth et Bangalore :
- "Approche globale : développement des peuples et dialogue des civilisations", Beyrouth, 2003 ;
- "Religious Fundamentalism and Globalization", Bangalore, 2005 (copublié avec AREDS, Inde).
5. La publication de la revue Développement et civilisations : diffusion à 1800 exemplaires dans une centaine de pays de la revue Développement et civilisations, sur les "dénis et défis du développement"
6. Le site Internet www.lebret-irfed.org : conception sous technologie libre SPIP, mise en ligne et alimentation de la nouvelle version du site web bilingue (français anglais), plus interactive et lisible.

Et les priorités pour 2009 ?

Poursuivre l’élaboration de la carte du réseau _ DCLI poursuite l’élaboration d’une carte du réseau qui recense les priorités et les activités des membres dans les différents continents. Une rencontre de trois "Journées d’études", avec les membres internationaux du Conseil d’administration, approfondira la réflexion sur l’impact du réseau DCLI : • A l’heure des crises, que voulons-nous être et faire ensemble ? • En quoi et comment DCLI apporte un “plus” à leurs engagements professionnels et militants ? • Si le développement est un “processus” et non une succession de “projets”, que veut dire : être solidaire des dynamiques de changement ?

Entendre la parole des acteurs de développement _ Pour 2010-2013, DCLI élabore avec des partenaires du Sud et de l’Europe centrale un projet finançable par l’Union européenne, ayant pour objet : « Concernant les priorités du développement et de l’aide au développement, comment renforcer le poids de la parole des acteurs, depuis leurs engagements au cœur de réalités diverses ? »

A l’heure des crises, accompagner les jeunes face au défi du dialogue des civilisations _ En avril 2009, DCLI organise avec un partenaire indien, un séminaire en Inde où des jeunes de différents pays, engagés dans des actions de solidarité et de changement social, réfléchiront ensemble aux défis posés à l’heure des crises. Cette rencontre permettra de préparer de futures réflexions dans les autres continents et de concevoir les outils d’une réflexion collective et durable, afin d’agir localement pour une société du vivre-ensemble, où chaque personne ait une vie digne.

Continuer de publier la revue Développement et civilisations _ La revue mensuelle continue de donner des clés de compréhension des questions actuelles de développement en demandant à des auteurs aux ancrages culturels et spirituels divers des articles qui explorent les racines des problèmes ou bien proposent des analyses ou des prospectives.

Rechercher de nouvelles sources de financement _ Un défi de taille pour les prochains mois est la recherche de nouvelles sources de financement qui permettent le fonctionnement du réseau et de sa structure de coordination, au service de cette conception des questions de développement.


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