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Répondre à la faim aujourd'hui

Louis Pilard (France)

Ingénieur en Agriculture, ancien directeur de caisses régionales du Crédit agricole.
Membre de BRES (Bretagne Espérance et Solidarité) et administrateur des Semaines sociales de Bretagne.


Lebret et la question alimentaire

Le premier objectif du millénaire fixé en 2000 par l’ONU est de réduire l’extrême pauvreté et la faim en 2015. En 2010, des signaux forts montrent que la question majeure des prochaines décennies est de savoir comment notre terre nourrira 9 milliards d’humains, sans se détruire. Les experts affirment que l’agriculture peut répondre aux besoins de l’humanité. Mais la réponse quantitative ne suffit pas. La manière de produire est aussi importante, car elle a des effets sur notre environnement, sur les écosystèmes, les rapports entre les hommes. La tendance actuelle, livrant à la concurrence la politique alimentaire, est lourde de menaces.

Lebret, dès 1943, affirmait la nécessité d’une démocratie alimentaire, fondée sur des "principes et des perspectives d’une économie humaine." Toujours durables. Il soulignait que la monoculture, accompagnée de l’exode rural, était source d’appauvrissement pour un peuple et affirmait que les besoins primaires, dont la nourriture, devait être satisfaite sur un espace restreint "à portée d’homme". L’équilibre du monde doit reposer sur des équilibres partiels. L’enjeu en est l’organisation des territoires, la relation des peuples avec leur terre, le lien entre les hommes.

Répondre à la faim aujourd’hui

La manière de répondre n’est pas neutre pour l’évolution des peuples. Ainsi les modèles de développent agricole des pays occidentaux ne s’imposent pas de façon inéluctable aux pays en développement. Ceux-ci ont à inventer leur propre voie, en utilisant les progrès des sciences agronomiques, déjà acquis ou à inventer, pour concilier augmentation de leur production alimentaire, respect des écosystèmes, revenu des paysans et ainsi une vie sociale vivante sur tous les territoires. La Bretagne d’aujourd’hui, comme de nombreuses régions du monde est à la croisée des chemins ! Lebret en a eu l’intuition. Il l’a mis en œuvre dans plusieurs pays. Il avait pressenti que le marché faussement concurrentiel ne pouvait répondre seul à ces défis.

Des réseaux d’acteurs de terrain

Il est banal de dire que nous vivons à l’ère des réseaux. C’est un fait, par exemple, la recherche agronomique s’organise en réseaux. Ne laissons pas le débat aux seuls experts. Les acteurs de terrain ont des choses à nous apprendre. Le réseau Lebret a un rôle à jouer, fondé sur l’échange entre les antennes situées dans différents pays, y compris en France. Par exemple, sur la question alimentaire et agricole, l’échange d’informations entre expériences vécues dans des contextes différents, à condition d’aborder le concret, au-delà de l’affirmation de principes et de l’incantation. Dans cette perspective, BRES propose un partage de son travail actuel par la publication de « cahier » : le premier vient de paraître sous le titre « Le défi alimentaire mondial », deux autres suivront. Pour reprendre un propos de Don Helder Camara, lors de sa venue à Rennes en 1983, « Lebret est un prophète des temps modernes ».

Pour aller plus loin :
Cahier de BRES no 1 : Le défi alimentaire mondial
Cahier de BRES no2 : Une terre nourricière pour tous ? Choix alimentaires et diversité des agricultures
Cahier de BRES no3 : Le défi alimentaire mondial :inventer des chemins nouveaux


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